Nemaska Lithium: un baume pour Julie Boulet

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Julie Boulet

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Parmi la délégation du gouvernement Couillard mardi matin, aucun député ou ministre ne poussera un soupir de soulagement aussi senti que celui de la députée de Laviolette. La reprise d'activités industrielles sur le site de l'usine Laurentide pansera une plaie encore vive dans sa carrière politique.

Au conseil des ministres, Julie Boulet a mis son poing sur la table pour favoriser la pérennité de l'usine. Le marché et les décisions de l'entreprise ont finalement eu raison de sa détermination, mais en novembre 2014, elle a bien fait comprendre à Karl Blackburn, un ex-collègue libéral, que Shawinigan devait être aux commandes pour la reconversion industrielle du site.

«Laurentide était une usine performante, malgré sa vieille technologie», rappelle Mme Boulet. «On y produisait un papier à valeur ajoutée, les employés avaient toujours été au rendez-vous ; ils avaient fait beaucoup d'efforts pour assurer la survie de leur usine. Au gouvernement, nous avions baissé le coût de la fibre, ce qui permettait à l'usine d'économiser quatre millions $ par année. Tout ça pour donner une chance à l'usine de se moderniser, mais malheureusement, ça n'a pas été fait. Ça a été pénible de voir fermer ça.»

Depuis cette triste nouvelle, Mme Boulet logeait à la même adresse que la Ville de Shawinigan dans sa volonté de poursuivre une activité industrielle sur le site. Elle avait aussi participé à la mise en place du Fonds Résolu, un élément essentiel pour réaliser la transaction qui sera annoncée aujourd'hui.

«J'étais ministre responsable de la Régie des rentes quand nous avons négocié ça», indique-t-elle. «Nous avons demandé à Résolu de mettre en place un fonds de deux millions $ par année pendant cinq ans pour venir en aide aux communautés où la compagnie fermait des usines. Jusqu'ici, seule Shawinigan a bénéficié de cet argent.»

Mme Boulet reconnaît que cette conclusion heureuse occupe une place particulière dans son parcours public.

«Je fais ce que je peux faire pour aider les gens», résume-t-elle. «Je calcule que j'ai fait la bataille pour Laurentide. Maintenant, je suis contente que Résolu fasse partie de la solution gagnante. Je leur ai demandé d'avoir une conscience sociale, d'y voir autre chose qu'un gain lucratif pour l'entreprise. Il fallait donner le maximum de chances à la Ville de Shawinigan pour reconvertir ce site.»

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