Bornes électriques: des lutins branchés à Saint-Élie-de-Caxton

Le vice-président du Club Tesla Québec et vice-président... (Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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Le vice-président du Club Tesla Québec et vice-président de la Coalition zéro émission Québec, Mario Langlois, le maire de Saint-Élie-de-Caxton, Réjean Audet, ainsi que le conteur, chanteur, poète et artiste engagé, Fred Pellerin.

Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Saint-Élie-de-Caxton) Le pays de Fred Pellerin ne fait jamais les choses comme tout le monde. Après la traverse de lutins et le garage de la culture, voilà que la petite municipalité vient de planter sur son territoire trois bornes pour recharger les voitures électriques. Si seulement deux citoyens du village conduisent pour l'heure de tel engin, gageons que les touristes de passage ne manqueront pas d'y refaire le plein...d'énergie.

Ainsi, deux bornes EVDuty de 30 ampères et une borne Tesla de 80 ampères sont désormais disponibles de manière permanente près du bureau d'accueil touristique, situé sur le chemin des Loisirs. Une borne de 30 ampères peut nourrir la batterie d'une voiture électrique à raison de 30 kilomètres d'autonomie par heure de recharge, alors que la borne de 80 ampères fournit 95 kilomètres d'autonomie par heure de recharge. Notons qu'une quatrième borne sera installée au Rond Coin de la rue Saint-Louis. Une nouveauté qui réjouit le vice-président du Club Tesla Québec et vice-président de la Coalition zéro émission Québec (CZEQ), Mario Langlois.

«C'est tellement excitant! Ça démontre que Saint-Élie-de-Caxton est à la page, embarque dans la vague. Pour moi, c'est quelque chose de fondamentale pour le futur. Parfois on pense que les coins reculés sont plus retardés que d'autres, alors que des coins reculés comme ici, c'est en avant de tout le monde. La voiture électrique, c'est un phénomène qui doit se déployer partout sur la planète, et Saint-Élie-de-Caxton fait partie de la planète.»

Notons que la CZEQ, une association sans but lucratif, milite en faveur de l'adoption d'une loi zéro émission pour le Québec. À son avis, une telle loi permettrait d'augmenter substantiellement le nombre de voitures électriques sur les routes de la Belle Province, réduisant de surcroît le coût global d'acquisition, d'entretien et d'opération de ce type d'automobile. Saint-Élie-de-Caxton est la première municipalité du Québec à octroyer à la CZEQ un don en argent afin de l'appuyer dans ses démarches. Un chèque de 260$ qui, espère-t-on, fera des petits.

«C'est fantastique qu'une municipalité au Québec commence le bal», note M. Langlois.

Apport environnemental, donc. Ce n'est plus à prouver, les voitures traditionnelles brûlent énormément de pétrole qui, une fois soufflé dans l'atmosphère, pollue l'environnement. «Il faut réduire notre consommation de pétrole», note le conteur Fred Pellerin qui, pour l'occasion, avait revêtu le paletot du maître de cérémonie. «Ça fait un bout de temps qu'on se courtise, moi et les voitures électriques. Je pense qu'il y a un bout d'avenir qui passe par là, l'électrification des transports. Au Québec, nous avons tout ce qu'il faut pour produire de l'électricité proprement.»

Un son de cloche qui résonne également dans l'oreille du maire de Saint-Élie-de-Caxton, Réjean Audet. «Depuis qu'on est entré en poste à l'hôtel de ville, on se disait que ça prenait ça. On est content d'initier ça. Pour nous, c'est important, et c'est important d'appuyer la Coalition zéro émission.»

Deuxième point positif: l'apport touristique. Les propriétaires de voiture électrique sont, encore aujourd'hui, marginaux dans la flotte des quelque 8 millions d'automobiles immatriculées au Québec. Une véritable communauté d'esprit les rassemble, des valeurs communes, une passion réciproque les réunit. Lorsqu'ils planifient leur déplacement touristique, les électro-conducteurs doivent s'assurer que des bornes électriques poussent tout au long de leur trajet. Ainsi, Saint-Élie-de-Caxton vient d'ajouter son nom à la liste des destinations possibles.

«Les gens qui partent de Montréal, par exemple, vont peut-être vouloir faire une halte chez nous parce que nous avons des bornes. Du moins, ça leur donne cette possibilité-là. À partir du moment où ils ont le pied à Saint-Élie, ils peuvent voir le reste», espère M. Audet. «On voulait mettre des bornes lentes pour être certain qu'ils restent plus longtemps», ajoute-t-il en riant.

«On pourra attirer des électro-touristes», pense Fred Pellerin. «Mais en même temps, tout n'est pas réduit à ça.»

Avis aux lutins, les voitures électriques ne font pas de bruit, ou presque. Faudra donc regarder des deux côtés de la rue avant de traverser...

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