Lettre de Guy Julien adressée à Marie-Claude Julien

Guy Julien... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Guy Julien

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Objet: lettre d'excuses pour mon comportement inapproprié

Marie-Claude,

«Celui qui n'a pas pêché [sic] peut lancer la première pierre», nous a-t-on enseignés [sic]. Hé bien voilà, j'ai pêché [sic] auprès de toi. Je ne me défilerai pas et je l'admets sans réserve, mon comportement avant le début du point de presse du 26 août dernier à ton égard n'avait pas sa place et je le regrette très sincèrement. D'ailleurs, en m'excusant auprès de toi sur-le-champ après ma plaisanterie de mauvais goût, j'avais déjà saisi que mes gestes et mes paroles avaient dépassé ma pensée. Mon intention n'était pas de te blesser, mais plutôt de te taquiner parce qu'on avait eu l'occasion d'échanger à quelques reprises lorsque j'étais commentateur municipal à Radio-Canada Mauricie et dans d'autres événements publics.Je comprends très bien toutes les insinuations qui ont été faites et leur portée. Ceux qui me connaissent très bien savent que je ne suis pas un être misogyne même si les faits rapportés sont contre moi. Plusieurs ont été surpris en commençant par moi! Même si j'ai l'air content de mon geste sur la vidéo, laissez-moi [sic] te dire que c'était davantage par un orgueil ma placé que par fierté. À la toute fin, tu m'entends d'ailleurs dire à Yvon Picotte que j'ai manqué là...

Mais une chose est certaine. Tout comme Yvon Picotte, j'ai à coeur les intérêts du Groupe RCM et de ses travailleuses et travailleurs. Nous avons agi en toute légalité en percevant des jetons de présence pour siéger au conseil d'administration de Soleno recyclage, entre autres et faire de la représentation.

Bien sûr, les personnes qui ont voulu changer la mission de Groupe RCM et qui ont lancé des accusations totalement fausses sur la place publique m'ont créé beaucoup de stress. Toute ma carrière professionnelle a été basée sur le développement régional et sur l'importance de créer des emplois en équipe, avec une foule de personnes compétentes. Mais là, mon nom a été associé à des malversations et ça m'a beaucoup blessé.

Parce que tu as rapporté la première les propos mensongers des gens que nous avons congédiés, c'est comme si inconsciemment, je t'ai pris [sic] pour cible et t'ai déversé une partie de ma frustration. J'ai eu tort, je le regrette amèrement. J'avais pris la décision de m'en excuser de nouveau et d'expliquer pourquoi cela s'est produit avant de mettre un terme à ma cure. Mais voilà, j'ai pris connaissance de l'ampleur de ce qui a été publié et diffusé à la sortie de ma cure et me voilà très mal à l'aise de cette situation que je n'ai pas voulue, ni préparée.Mon comportement a été déplacé et n'est pas l'exemple de ma conduite habituelle. En te présentant officiellement mes excuses, j'espère que cela donnera un message positif sur la place publique.

Je souhaite que les gens retiennent que les journalistes effectuent un travail extrêmement exigeant, vous obligeant à poser des questions délicates car le droit du public à l'information est un principe démocratique essentiel dans une société civilisée comme la nôtre. Vous avez le droit d'exercer ce noble métier sans aucune réticence, sans aucune interférence et encore moins sans devoir subir des paroles dégradantes et un comportement inapproprié susceptible de vous empêcher de poser des questions légitimes pour tenter d'obtenir des informations crédibles afin d'établir la vérité.

J'explique donc mon comportement par une frustration mal contenue et surtout dirigée à l'égard de la mauvaise personne. Nous étions pourtant bien préparés à présenter aux médias nos messages pour rétablir les faits et expliquer à la population que le conseil d'administration, Yvon Picotte et moi avons agi pour le bien du Groupe RCM. Mais je n'ai pas été patient et je n'ai pas réussi à contenir ma colère qui sévissait en moi. C'est extrêmement difficile d'être sali publiquement lorsqu'on travaille d'arrache-pied pour aider des gens vulnérables. Je ne l'ai pas pris.

Je voudrais en terminant t'exprimer une dernière fois tous mes regrets face à cette situation que tu as dû subir et te souhaite de poursuivre ta carrière professionnelle avec tout le brio que nous te reconnaissons.

Guy Julien

Vice-président du conseil d'administration

Groupe RCM

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer