Dépasser ses propres sommets

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Le ministre régional Jean-Denis Girard est entouré du directeur de la Fondation le Parrainage, Luc Belle-Isle, et de Magalie Audet, du comité organisateur de l'activité d'ascension du mont Washington.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Fondation le Parrainage, dédiée aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme, prépare sa troisième activité d'ascension du mont Washington, dans le New Hampshire, les 25 et 26 septembre prochains. Les dix athlètes représentant la clientèle visée par la fondation seront accompagnés par une cinquantaine de personnes, dont le ministre régional Jean-Denis Girard.

Il est dans la philosophie de la fondation d'intégrer ses bénéficiaires dans ses activités de financement. Le concept du dépassement de soi des usagers est au coeur de cette démarche qui se combine avec l'aspect philanthropique. L'an dernier, les athlètes et leurs accompagnateurs avaient amassé plus de 18 000 $ lors de l'ascension du mont Washington et cette année, on souhaite atteindre les 20 000 $.

Le député de Trois-Rivières et ministre délégué aux PME, à l'Allègement réglementaire et au Développement économique régional est familier avec la Fondation le Parrainage, notamment parce qu'il connaît bien son directeur, Luc Belle-Isle, qu'il a jadis côtoyé au conseil d'administration de la Chambre de commerce de Bécancour. Adepte de randonnée, M. Girard s'est laissé séduire par le projet du mont Washington.

«J'ai pris la décision de me joindre au groupe lors d'une activité de la fondation, un «vins et fromages» pendant lequel Luc m'a parlé du mont Washington. Ma conjointe et moi, on fait du hiking. J'avais une allocution à faire, et souvent je sors de mon texte. De fil en aiguille, j'ai dit que je faisais du hiking et que je tenterais d'être présent au mont Washington. Ça n'en prenait pas plus pour que la pression arrive!», raconte le ministre Girard.

«Le mont Washington, c'est une épreuve physique, mais c'est aussi une fierté. Nous, les gens en bonne santé, on monte des montagnes et quand on arrive en haut, on est comme au sommet du monde. C'est tellement une satisfaction! Imaginez pour ces gens-là», observe-t-il en parlant de la dizaine d'athlètes vivant avec une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme qui graviront les 1917 mètres du mont. Parmi eux, on compte notamment un enfant de sept ans et deux de huit ans.

«Ce que j'ai hâte de voir, c'est leurs yeux quand ils arriveront au sommet, c'est de voir comment ils vont être fiers. Pour eux, c'est beaucoup plus que pour nous: c'est l'inclusion dans un groupe, c'est le dépassement de soi. Ils vont devoir sortir de leur zone de confort. Je suis convaincu que ça aura un impact incroyable sur eux d'atteindre le sommet du mont Washington», ajoute M. Girard qui invite la population à faire un don via le site www.jedonneenligne.org/leparrainage.

Cadre intermédiaire en ressources humaines au CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec, Magalie Audet en sera à sa troisième participation à l'activité. Aussi membre du comité organisateur, elle peut témoigner de la gamme d'émotions qui anime les participants, incluant successivement motivation, fébrilité, émerveillement, fatigue, doute, épuisement, regain d'énergie et fierté.

Luc Belle-Isle rappelle que les participants à l'ascension paient leurs frais et que tous les dons vont directement à la fondation. En 2014-2015, plus de 80 personnes ont bénéficié des quelque 50 000 $ investis soit dans l'organisation de camps ou d'activités sportives ou de loisirs, dans le répit aux familles ou dans l'acquisition d'équipement spécialisé.

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