Trois-Rivières à la rencontre du pape François

Des familles de la région se rendront à... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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Des familles de la région se rendront à Philadelphie, en septembre, pour participer à la rencontre mondiale des familles. Simon Bournival, Aimée Evouna et Sylvie Thibault seront de la délégation de quatorze Trifluviens.

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Jonathan Cyrenne
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Il y a des chanteurs qui attirent des dizaines de milliers de personnes, mais très peu de gens peuvent réunir des millions de personnes à un seul endroit. Le pape François devrait accomplir cet exploit à Philadelphie cet automne. La venue du Saint-Père en Amérique trouve écho jusqu'à Trois-Rivières. Une délégation de quatorze Trifluviens se rendra à la rencontre mondiale des familles qui aura lieu du 22 au 27 septembre.

Pour Sylvie Thibault, ce voyage sera un véritable défi logistique puisqu'elle partira avec son conjoint et leurs sept enfants, âgés entre trois et dix-huit ans. La famille voyagera à bord d'une minifourgonnette.

«Notre souhait est de faire connaître l'Église universelle à nos enfants. Mon plus vieux a 18 ans et je voulais qu'il connaisse l'Église vivante. On essaie de leur inculquer les valeurs universelles, dont le pardon. Ce sera un beau voyage. On arrivera au moment de la fête, c'est-à-dire, la fin de semaine. Ils pourront constater que la religion est bien vivante. Pour eux, c'est une fête, c'est un voyage, on dormira à l'hôtel. On est conscient, qu'avec toute la famille, on devra adapter notre voyage. On a choisi de ne pas s'y rendre en autobus pour être certain de s'adapter aux besoins de nos enfants», confie Mme Thibault.

Pour Simon Bournival, cette visite sera une rencontre unique avec l'Église. «Une des principales choses est de se retrouver avec d'autres familles à travers le monde. De constater qu'on n'est pas les seuls à faire une place à Jésus Christ. Cette rencontre multiculturelle est une des raisons pour lesquelles on se déplace. On ira aussi chercher des outils et des informations. Nous profiterons de cette occasion pour se ressourcer en couple. On est deux personnes croyantes, mais on est pris, comme tout le monde, dans une société qui va très vite. Ce sera un temps privilégié pour notre couple puisqu'on discutera de sujets qu'on ne serait pas portés à jaser dans la vie de tous les jours», explique M. Bournival.

Quant à Aimée Evouna, cette visite à Philadelphie aura un aspect professionnel, mais aussi personnel.

«Je participe aux rencontres en tant qu'agente de communication pour le diocèse de Trois-Rivières. Je vais rapporter ce qui se passe. Je veux aussi accompagner les familles de Trois-Rivières. Je vais pouvoir faire la promotion sur le site du diocèse et sur nos pages Facebook en écrivant les faits saillants. On va montrer aux gens que l'Église est vivante. Il y a des familles qui se rassemblent pour montrer qu'elles ont encore la foi. Je n'y vais pas seulement pour le travail. Ce qui est très important pour moi, c'est la venue du pape. J'ai déjà participé au rassemblement des adolescents. C'était tout un pèlerinage. Ça m'avait beaucoup plu, et là, je vais participer à des rencontres incroyables et approfondir ma foi», soutien l'employée du diocèse de Trois-Rivières.

La rencontre mondiale des familles est un événement destiné aux couples, familles, personnes travaillant ou impliquées dans la pastorale, les prêtres, les diacres, les communautés religieuses et les évêques. Ce grand rassemblement est organisé tous les trois ans, depuis 1994. Cette huitième édition s'articulera en deux temps. Lors des quatre premiers jours, il y aura des congrès, des ateliers et des conférences théologiques et pastorales. Les deux dernières journées seront organisées sous forme de grand rassemblement. Elles seront consacrées à la venue du pape François. Il rencontrera les familles. Le dimanche 27 septembre, il y aura une célébration eucharistique présidée par le pape. Plus d'un million de personnes pourraient assister à cet événement religieux.

Chacun des Mauriciens espère avoir l'occasion de serrer la main du pape. «Si la chance se présente, c'est certain que j'aimerais rencontrer le pape. Il y a un trajet de prévu, on espère bien le croiser, mais on sera des milliers à vouloir lui serrer la pince», s'exclame Simon Bournival.

Le passage du pape, de ce côté de l'océan Atlantique, devrait avoir une connotation politique. Avant son voyage aux États-Unis, il fera un arrêt à Cuba. Le Saint-Père arrivera le 22 septembre à Washington et il quittera le sol américain le 27 septembre. Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, a exprimé le souhait que le pape François passe à l'ONU à New York. Il devrait y être le 25 septembre, en matinée.

Plus près de chez nous, la venue de ce personnage religieux remet le sujet de la religion en avant-plan. Les membres de la délégation trifluvienne avouent qu'il y a un changement de vision depuis quelques années, en ce qui concerne les propos religieux au Québec. «On se fait demander souvent pourquoi nous sommes croyants. Les gens sont toujours intéressés à le savoir», raconte Sylvie Thibault. Quant à Simon Bournival, il soutient que le sujet provoque de bonnes discussions.

jonathan.cyrenne@lenouvelliste.qc.ca

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