L'Ukraine à l'honneur à Bécancour

Agnès De Leeuw et le pasteur de l'Église... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

Agrandir

Agnès De Leeuw et le pasteur de l'Église évangélique d'Aujourd'hui de Bécancour, Israël-Luc Godfrey, ont treize enfants, sept d'origine ukrainienne, un originaire du Honduras, deux du Viêt-nam et deux du Québec.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(BÉCANCOUR) Rassemblez cent-cinquante personnes dans un décor champêtre, dont plusieurs dizaines d'enfants originaires d'Europe de l'Est, des ballons bleus et jaunes, couleurs du drapeau national ukrainien, ajoutez à cela la visite d'un représentant du consul d'Ukraine au Canada, saupoudrez d'une musique aux tonalités russe et vous aurez, comme à Bécancour samedi dernier, un pique-nique réussi sous le thème de l'adoption ukrainienne.

Le pasteur Joël Lapierre et sa conjointe, Julie Joseph, ne sont pas des figures inconnues du grand public. En 2014, le couple s'est rendu en Ukraine pour adopter deux enfants, à quelques jours de Noël, ajoutant autant de sièges à leur tablée qui en compte désormais onze. Idem pour leurs amis Israël-Luc Godfrey et Agnès De Leeuw, qui dénombrent quinze places à leur table. Samedi, les deux familles, épaulées par l'organisme TDH pour les enfants, ont invité trente-cinq autres familles qui, comme eux, ont enrichi leur maisonnée en accueillant à bras ouverts des enfants venus d'ailleurs.

Pour les Lapierre et les Godfrey, adopter des enfants - ou tout simplement en élever - ce n'est pas toujours une sinécure, mais ce n'est tout de même pas non plus une traversée du désert. Selon les deux familles organisatrices du pique-nique, l'expérience s'est avérée non seulement enrichissante pour tous, mais également source de grand bonheur. À preuve, la petite Lili et le jeune Manuel, arrivés au pays l'an passé, se sont très bien intégrés au reste de la fratrie. «Quand tu as des frères et soeurs qui viennent du même milieu que toi, c'est sûr que ça aide [à l'intégration]», remarque Mme Joseph.

«On veut qu'ils s'attachent, alors qu'ils ne s'attachent pas aux parents en partant, plutôt à un frère ou à une soeur, ce n'est pas grave. L'important c'est qu'ils captent l'amour et qu'ils l'acceptent», renchérit le pasteur Lapierre.

La famille du pasteur Godfrey et de Mme De Leeuw est composée de treize enfants, à l'image de l'Organisation des Nations Unies, soit sept petits Ukrainiens, un enfant originaire du Honduras, deux autres du Viêt-nam et deux du Québec. Lors du pique-nique, ils ont tenu à remettre les pendules à l'heure en ce qui à trait à l'adoption d'enfants plus âgés en provenance des pays d'Europe de l'Est.

«Dans les médias, on a souvent critiqué l'adoption d'enfants plus vieux d'Europe de l'Est. Nous, on veut montrer que ces enfants, premièrement, ils ont aussi besoin de parents et, deuxièmement, que ça va bien. On est heureux d'être ici, on est heureux avec nos enfants et ça va bien. On voudrait enlever la mauvaise conception que si tu adoptes des enfants plus vieux et/ou d'Europe de l'Est, ce n'est pas une bonne idée», souligne Mme De Leeuw.

Quelle que soit la nationalité des enfants, conclut M. Godfrey avec philosophie, «l'intégration, ce n'est pas l'assimilation. L'intégration, c'est l'accueilde la différence. C'est ça la véritable intégration», et ce qu'importe l'âge, la langue, la culture ou le pays d'origine.

olivier.gamelin@lenouvelliste.qc.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer