Camion d'incendie: Trois-Rivières veut favoriser la compétition

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(TROIS-RIVIÈRES) La Ville de Trois-Rivières a modifié sa proposition d'appel d'offres pour l'acquisition d'un tout nouveau camion d'incendie pour la caserne numéro 1 actuellement en construction sur le boulevard des Chenaux. Afin de mousser la compétition entre les entreprises soumissionnaires, la Ville a allongé considérablement le délai de livraison, le faisant passer de 60 à 240 jours. Le syndicat Unifor se réjouit de cette décision et estime que cela permettra à des entreprises québécoises de pouvoir obtenir le contrat.

«Nous avons fait une modification assez simple, mais qui va permettre aux entreprises du Québec de pouvoir soumissionner. Avec la construction de la caserne 1, le service incendie demandait une livraison du camion en novembre ou décembre. Ce qui laissait un délai de 60 jours seulement», explique le porte-parole à la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant.

«Évidemment qu'en 60 jours, on ne peut pas construire un camion. Et ce que nous avions reçu, ce n'est pas ce dont nous avions besoin.»

Insatisfaite des premières propositions et souhaitant favoriser la compétition entre les entreprises québécoises et américaines, la Ville de Trois-Rivières a donc décidé conjointement avec son service de sécurité incendie de prolonger le délai à 240 jours.

«Le seul et unique but, et tant mieux si ça fait l'affaire d'Unifor, c'est de maximiser la compétition pour tenter d'aller chercher le meilleur prix possible», ajoute M. Toutant.

Il est donc certain que le camion d'incendie neuf ne sera pas livré avant l'ouverture de la nouvelle caserne. La Ville assure toutefois que le service de sécurité incendie pourra utiliser sa flotte actuelle pour les premiers mois et que cela respecte le schéma de couverture de risque.

«Le service incendie pourra répondre aux besoins en faisant une gestion plus serrée de son équipement», précise le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières. «Mais évidemment, ça n'exclut pas que nous avons besoin d'un nouveau camion pour cette caserne.»

Le syndicat Unifor s'est réjoui de la décision de la Ville. Lors de la dernière assemblée publique du conseil municipal, le conseiller syndical David Maden avait d'ailleurs interpellé le maire Yves Lévesque au sujet du camion de pompier.

«Nous sommes heureux de constater que la Ville a compris qu'avec les premiers critères qu'elles avaient édictés, elle se trouvait à favoriser des entreprises de l'extérieur du Québec au détriment des emplois locaux. On se réjouit c'est certain, mais pour nous, rien n'est gagné. On tient maintenant à s'assurer que dans le processus de sélection, la Ville va prendre en compte l'importance d'acheter localement», soutient Sylvain Martin, directeur adjoint à Unifor.

gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca

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