Agrandissement d'écoles: refus pour la Commission scolaire de l'Énergie

Le projet d'agrandissement de l'école Sainte-Marie à Saint-Boniface... (Émilie O'Connor)

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Le projet d'agrandissement de l'école Sainte-Marie à Saint-Boniface à été refusé.

Émilie O'Connor

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Commission scolaire de l'Énergie a finalement essuyé un refus de la part de Québec pour sa demande de subvention visant agrandir les écoles Sainte-Marie, de Saint-Boniface et Notre-Dame à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

La Commission scolaire a été invitée à «refaire la même demande», indique le président de la Commission scolaire, Jean-Yves Laforest. «On doit la formuler et l'adopter par résolution au plus tard le 28 août», dit-il. C'est d'ailleurs ce que la Commission scolaire a fait à l'occasion de sa rencontre du 25 août.

Comme prévu, une cinquantaine des 431 élèves de Sainte-Marie seront logés dans un édifice municipal situé à proximité de l'école. «Les élèves de sixième année vont fréquenter deux locaux dans l'édifice municipal. C'est une ancienne école. L'infrastructure est quasiment prête à accueillir les enfants», dit-il. Seuls quelques travaux d'aménagement ont été nécessaires.

Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, n'a pas voulu commenter cette affaire, mercredi. L'attachée politique du député, Diane Bergeron, indique que «M. Giguère rencontre la commission scolaire au cours des prochaines semaines. Ils sont en train d'étudier les options.»

La nouvelle a extrêmement déçu la porte-parole du regroupement des parents de Saint-Boniface. Ironiquement, Marie-Eve Landry a envoyé une lettre aux médias, hier matin, dans laquelle elle affirmait que l'annonce de l'agrandissement de l'école primaire Beau Soleil, dans le secteur Pointe-du-Lac à Trois-Rivières - un projet de 3,5 millions $ - donnait de l'espoir aux familles de Saint-Boniface. Quelques heures plus tard, la nouvelle de la décision tombait.

«Je suis déçue. Ce qui est décevant aussi c'est que c'est un journaliste qui nous l'apprend», affirme Marie-Eve Landry qui se dit rassurée qu'une nouvelle demande soit déposée. «Nous avons fait des efforts. Est-ce que nous aurions pu ne rien faire et avoir un oui en n'allant pas sur la place publique? C'est possible.»

La Commission scolaire précise que deux classes supplémentaires s'ajouteront dès l'an prochain. À brève échéance, six classes au total viendront grossir les rangs, rappelle le président.

«Dans les municipalités qui sont en croissance, comme Saint-Boniface et Mont-Carmel, les gens veulent que leurs enfants fréquentent l'école de leur municipalité. Bien souvent, les familles vont s'établir dans ces municipalités-là parce qu'il y a une école primaire qui est à proximité», fait-il valoir.

Alors qu'à Notre-Dame, on a encore du temps pour attendre un an ou deux, indique M. Laforest, la situation commence à être plus pressante à Saint-Boniface.

Comme l'explique le président, «la règle du ministère de l'Éducation dit qu'à l'intérieur d'une commission scolaire, s'il y a, à moins de 20 km, des espaces disponibles dans une autre école, la Commission scolaire devrait transporter ces enfants-là.»

La Commission scolaire tente malgré tout de répondre à la demande des parents, explique-t-il.

D'ailleurs, Jean-Yves Laforest reconnaît que les élus scolaires peuvent jouer un rôle dans ce dossier. «On est leur représentant, on transmet leur demande. On souhaite travailler avec notre député», dit-il.

Cette situation, indique-t-il, est un «très bon exemple» de l'utilité des élus scolaires. Avec des commissaires élus, «les gens ont une prise sur l'administration des services publics. C'est une richesse et le gouvernement s'apprête malheureusement à faire le dépôt de son projet de loi» qui éliminera les élus pour les remplacer par des personnes nommées, déplore-t-il.

«Personne ne nous dit ce qu'on reproche aux élus scolaires», rappelle M. Laforest, d'autant plus que leur taux d'administration est des plus bas, à 4,7 %, par rapport aux villes qui sont autour de 10 % à 12 %, dit-il. Finalement, en nommant au lieu d'élire des personnes pour gérer les commissions scolaires, c'est la démocratie qui s'en trouve affectée, résume-t-il. «Et ils ne seront pas nécessairement plus efficients», fait-il valoir.

Notons que l'agrandissement de l'école Sainte-Marie, incluant le gymnase, totaliserait 2,8 millions $. Du côté de Notre-Dame, fréquentée par 400 enfants, où 3 ou 4 classes s'ajouteront d'ici un ou deux ans, l'investissement d'agrandissement serait de l'ordre de 1,3 million $.

Avec la collaboration de Gabriel Delisle

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