De l'aide pour la rentrée scolaire

En prévision de la rentrée des classes, le... (Photo: Andréanne Lemire Le Nouvelliste)

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En prévision de la rentrée des classes, le Centre Roland-Bertrand de Shawinigan organisait une distribution spéciale de denrées. Sur la photo, on voit Frédéric Trudelle, le directeur général du Centre Roland-Bertrand, et Geneviève Briand, une infirmière clinicienne de l'Équipe quartier.

Photo: Andréanne Lemire Le Nouvelliste

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Jonathan Cyrenne
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) La rentrée scolaire est un moment difficile, financièrement, pour plusieurs familles de la région. Pour leur donner un coup de pouce, le Centre Roland-Bertrand, situé sur la rue Viger à Shawinigan, a procédé, vendredi, à la distribution d'une centaine de paniers alimentaires aux familles dans le besoin. Pas moins de 350 personnes ont reçu des collations pour les enfants ainsi que d'autres denrées.

«Pour les parents, la rentrée scolaire demande beaucoup d'énergie et de ressources financières pour que les enfants soient prêts. La réalité est qu'il est difficile de combler la liste d'articles scolaires qui s'élève souvent à une centaine de dollars pour chaque enfant. Les vêtements et les autres frais, tels le transport scolaire et les inscriptions aux activités constituent un fardeau pour les familles à faibles revenus. Avec sensiblement les mêmes revenus mensuels, ces familles doivent investir un montant supplémentaire, mais au Centre Roland-Bertrand, on leur offre un soutien» explique Frédéric Trudelle, le directeur général du Centre Roland-Bertrand.

Une quinzaine de personnes se sont impliquées bénévolement pour assurer le bon fonctionnement de cette distribution spéciale de denrées. Habituellement, il y a deux distributions alimentaires par mois, mais pour l'occasion, une troisième a été ajoutée en août. Cette initiative qui en est à sa treizième édition est particulièrement appréciée. «C'est un bon coup de pouce. La rentrée, ça nous coûte plusieurs dollars. La fin du mois est plus difficile. Ce panier nous aidera, c'est certain», confie une mère monoparentale de deux enfants.

Les produits distribués proviennent de dons de Moisson Mauricie, de commerçants locaux et de la Corporation de développement communautaire du Centre-de-la-Mauricie. La valeur des paniers est d'environ 165 $, soit 25 $ de plus que l'an dernier. Ils comprennent des boîtes de conserve, des collations, des produits laitiers, des fruits et légumes, ainsi que de la viande.

En 2014, un nombre similaire de personnes avaient accepté l'aide de l'organisation. La préparation liée à cette distribution s'est amorcée, il y a quelque temps déjà. «Toutes les familles qui ont des enfants en âge d'aller à l'école sont contactées. On vérifie les besoins et on procède aux achats. On doit prévoir un peu à l'avance et garder des items. Lors de cette distribution, on a misé sur les collations pour les boîtes à dîner, mais aussi lors du retour de l'école», explique M. Trudelle.

Les familles qui réclament de l'aide ne sont pas toutes sans emploi, plusieurs doivent composer avec un salaire restreint, une diminution des heures de travail, une séparation ou un imprévu financier, selon les intervenants communautaires.

À Trois-Rivières, l'organisme les Artisans de la paix prépare aussi la rentrée des classes. Vendredi le 28 août et lundi le 31, il y aura la distribution de sacs d'école et de fournitures scolaires tels des crayons, cahiers et cartables. Tout comme l'an dernier, près de 300 sacs seront remis aux familles dans le besoin. Habituellement, la distribution se fait un peu plus tôt, mais il y a eu un retard dans l'arrivage des produits.

«Les gens sont plus présents à nos distributions alimentaires pour essayer d'économiser le plus possible. En ce qui a trait à l'augmentation de la demande, je dois avouer que depuis deux ans, ça monte en flèche. C'est certain que la période de la rentrée se fait sentir aussi. Malheureusement, le financement n'augmente pas. Je ne cache pas que c'est le bon temps pour faire un don», précise Robert Tardif, le directeur général des Artisans de la paix.

Dans les écoles, d'autres initiatives seront prises pour venir en aide aux parents et enfants dans le besoin. À la Commission scolaire de la Riveraine, par exemple, certains établissements ont des partenariats avec des organismes du milieu, comme Centraide. L'organisme Entraide Bécancour offre des paniers d'aliments à des gens dans le besoin, mais aussi aux écoles. Certaines écoles ont des budgets, provenant d'organisations communautaires, afin d'acheter des collations pour les jeunes.

«Lorsque la direction de l'école sait que la famille est dans le besoin, il nous arrive de communiquer avec des organismes pour les aider. On est sensible aux problèmes financiers. En début d'année, ça fait beaucoup de choses à payer pour les parents. On offre des ententes de paiements», soutient Johane Croteau, la responsable des communications à la Commission scolaire de la Riveraine.

jonathan.cyrenne@lenouvelliste.qc.ca

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