Courses de chevaux: «Il faut qu'on travaille ensemble»

Près de 5000 personnes ont assisté à la... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Près de 5000 personnes ont assisté à la présentation du Prix d'été dimanche à l'Hippodrome 3R.

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(TROIS-RIVIÈRES) La croissance des courses de chevaux au Québec passe par un partenariat avec Loto-Québec, estime le Club Jockey du Québec. Alors que le prestigieux Prix d'été présenté dimanche à l'Hippodrome 3R a attiré près de 5000 personnes, le directeur général de l'organisation propriétaire des installations de Trois-Rivières, Vincent Trudel, indique qu'une association avec la société d'État favoriserait la création de centaines d'emplois.

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Le directeur général du Club Jockey du Québec, Vincent Trudel.

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«Nous devons convaincre le gouvernement d'investir dans l'industrie des courses, comme ça se fait dans les autres provinces canadiennes. En Ontario, la première ministre Kathleen Wynne a exigé de la société des loteries qu'elle travaille avec les courses, parce que ça génère énormément d'emplois», affirme Vincent Trudel. «Nous avons l'opportunité de créer 3000 à 4000 emplois au Québec, surtout en région. Actuellement, l'industrie des courses crée près de 700 emplois.»

«Nous voulons convaincre le gouvernement et Loto-Québec. Il faut qu'on travaille ensemble. Il y a des produits que nous pourrions développer qui aideraient Loto-Québec et qui aideraient l'industrie des courses.»

Actuellement, l'industrie des courses de chevaux est entièrement indépendante de la société d'État. Les courses hippiques sont les seules exceptions prévues par le Code criminel du Canada. Par ailleurs, Vincent Trudel précise que ses seuls revenus sont ceux engendrés par les paris.

«Pourquoi ne ferions-nous pas comme dans les autres provinces canadiennes et des États américains où des milliers d'emplois sont créés grâce à un investissement rentable», poursuit M. Trudel qui indique que le Club Jockey entend bien faire des représentations auprès de Québec. «Nous voulons vendre au gouvernement l'idée que c'est rentable d'investir dans l'industrie des courses.»

Le partenariat avec Loto-Québec pourrait se traduire par la diffusion des programmes de courses de Trois-Rivières sur les terminaux de la société d'État. «Ça se fait en France, en Suède et en Angleterre. Qu'on s'assoit avec Loto-Québec à la même table afin de discuter de produits qui seraient rentables», ajoute M. Trudel.

«Le partenariat pourrait permettre de développer une nouvelle clientèle. Le pari mutuel demande de la stratégie, de l'analyse et de l'intelligence. C'est un pari actif. Et c'est ce que les jeunes recherchent. C'est une opportunité d'affaires et il ne faut pas la manquer.»

Pour parvenir à faire progresser l'industrie, le Club Jockey du Québec souhaite, grâce à ce partenariat avec Loto-Québec, augmenter les bourses. Si les bourses sont présentement de 2,5 millions $, les propriétaires de l'Hippodrome 3R souhaitent les augmenter à 12 millions $.

«En faisant ça, les propriétaires vont acheter des chevaux et les éleveurs vont embaucher des travailleurs», précise Vincent Trudel.

Popularité des courses

Dimanche, la foule était très nombreuse à l'Hippodrome 3R. Des amateurs admiraient les courses dans toutes les sections, tant intérieures qu'extérieures. La foule était à ce point dense qu'il était difficile de circuler et de trouver un stationnement. Pour le Club Jockey du Québec, cela confirme la popularité des courses de chevaux et démontre que l'investissement en achetant l'hippodrome valait la peine.

«Cinq mille personnes présentes aujourd'hui (dimanche), c'est de très bon augure. C'est une fois de plus une confirmation que le retour des courses est solide», soutient le directeur général du Club Jockey qui ajoute que l'Hippodrome 3R présente par année 41 programmes de courses. «Chaque semaine nous avons près de 2000 personnes sur place. Et on diffuse maintenant notre signal à l'extérieur du Québec, favorisant les paris. Ça nous aide à accélérer la croissance des courses.»

Depuis le retour des courses à Trois-Rivières, le nombre de spectateurs est en constante augmentation. L'achalandage connaît une augmentation de 10 % annuellement.

gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca

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