Trois-Rivières: nouveau souffle au centre-ville

«On sent vraiment un renouveau, un vent de... (PHOTO: OLIVIER CROTEAU)

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«On sent vraiment un renouveau, un vent de positif. Quand on parle avec les propriétaires, en plus dans l'effervescence de l'été au centre-ville cette année, on sent qu'il y a un petit quelque chose de plus, qui est appelé à continuer, je l'espère», explique Marie-Eve Croteau, directrice générale de la Société de développement commerciale (SDC) du centre-ville de Trois-Rivières.

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Myriam Lortie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si le centre-ville de Trois-Rivières semblait vivre une lente agonie cet hiver, il a vraisemblablement connu un regain cet été. Une quinzaine de commerces ont vu le jour depuis la saison froide. Peut-on parler d'une renaissance du centre-ville?

D'après la directrice générale de la Société de développement commerciale (SDC) du centre-ville de Trois-Rivières, qui regroupe 430 membres, Marie-Eve Croteau, ce vent de renouveau n'est pas qu'une impression. «Depuis avril ou mai, il y a eu beaucoup d'ouvertures. La plupart des commerces qui ont fermé à l'automne 2014 et à l'hiver 2015 ont été rachetés ou les locaux ont été loués rapidement.» Une quinzaine d'entreprises voient le jour annuellement au centre-ville. C'est la concentration de ces ouvertures dans le temps qui attire l'attention cette année.

Le pourcentage des locaux commerciaux vacants au centre-ville avait augmenté à cause des fermetures cet hiver. Selon la SDC, environ 8,5 % des locaux étaient alors libres. Les ouvertures des derniers mois auraient permis de redescendre ce taux à environ 6 %. «C'est un excellent chiffre pour la grandeur de notre centre-ville!», se réjouit la directrice générale. 

«On sent vraiment un renouveau, un vent de positif. Quand on parle avec les propriétaires, en plus dans l'effervescence de l'été au centre-ville cette année, on sent qu'il y a un petit quelque chose de plus, qui est appelé à continuer, je l'espère.»

Savoir s'adapter

Marie-Eve Croteau explique qu'une nouvelle génération d'entrepreneurs est arrivée au centre-ville depuis un an. Elle note une volonté de ceux-ci d'innover, mais aussi de travailler ensemble, de se concerter, de se référer des clients ou de développer de nouveaux partenariats.

Elle croit que la vague de fermetures qui a eu lieu dans les deux dernières années a permis l'émergence de nouveaux concepts et une plus grande variété de commerces. C'est selon elle l'adaptation des entreprises aux nouveaux besoins des consommateurs qui assurera leur réussite. Plusieurs propositions de ces commerces sont vouées à la réussite.

Mark Malone travaille à L'Embuscade depuis 22 ans. Il est devenu l'un des trois gestionnaires depuis la réouverture du bar à la fin mai, à la suite d'un changement de propriétaire. Rappelons que le bar avait fermé cet hiver, en raison de plusieurs difficultés. «L'ambiance était plus morose, mais là, c'est vrai que ça va bien.» Il observe effectivement un mouvement d'entraide chez les différents acteurs du centre-ville et il est d'accord pour dire que pour survivre, il faut savoir s'adapter aux besoins du client qui sont en mouvance.

Marie-Eve Croteau signale que deux ouvertures de commerces de détail se sont faites au centre-ville depuis le printemps, un signe encourageant après les années difficiles que vient de traverser ce secteur d'activités. «La période plus creuse est derrière nous.» 

La boutique Nomade a justement fait son entrée en sol trifluvien au début juillet. La propriétaire, Anna Maria Bibbo, croit que son commerce, qui offre des lignes québécoises de vêtements pour femmes, saura s'adapter aux besoins du marché et aux demandes des consommateurs en évolution, la clé du succès selon elle.

Alex Dorval, propriétaire du Temps d'une Pinte et administrateur à la SDC, remarque lui aussi le travail d'équipe entre les différents acteurs du développement économique. «Il y a un beau vent de positif.» Comme les autres, il souligne l'importance de demeurer à l'affût des tendances, mais aussi de ne pas avoir peur de les mettre en place. «On est des consommateurs avertis qui se sont partis en affaires.»

La directrice générale de la SDC se réjouit également du retour au centre-ville de l'agence de communication Acolyte qui amènera une trentaine de professionnels. Elle soutient que ceux-ci font vivre le centre-ville toute l'année, pas seulement de façon ponctuelle.

Et l'hiver?

Il n'y a pas de solutions miracles, mais tous s'entendent pour dire qu'il en faut une. «On va consulter nos membres pour savoir ce qu'ils veulent. Chacun a une réponse propre. Il faut juste trouver le petit truc pour amener le consommateur», poursuit Marie-Eve Croteau.   

Pour Dany Bruneau, propriétaire du Carlito, il est clair que le centre-ville a besoin d'un équivalent au Cirque du Soleil pour la période creuse. «C'est incroyable, ça amène des gens de l'extérieur. C'est ultra important pour le centre-ville. On n'a pas eu un bel été en terme de température, mais l'amphithéâtre nous a amené un gros soleil.» Il propose également de rendre les stationnements gratuits au centre-ville l'hiver. Alex Dorval croit également à la force de l'animation au centre-ville, pas seulement à l'amphithéâtre, même s'il salue cette initiative. 

Marie-Eve Croteau n'est pas aussi catégorique. L'animation ou la gratuité du stationnement restent pour elle des pistes de solution, parmi d'autres. Elle compte concerter les membres pour mettre en place des solutions qui plairont à plusieurs créneaux, pas seulement aux restaurateurs, et qui seront étendues dans le temps. Elle rappelle que toutes les fermetures se sont faites pour des raisons différentes, allant d'un départ à la retraite au changement de carrière. Ce ne sont donc pas que les difficultés financières qui amènent les fermetures de commerces, «même si c'est l'image que ça renvoie».

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