Le parc Jean-Béliveau: un bel hommage pour un grand homme

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On voit sur la photo Robert Rousseau, Jean-Guy Talbot, Élise Béliveau, Yves Lévesque, Léon Rochefort et André Pronovost.

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Myriam Lortie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Jean Béliveau est monté au sommet dans sa vie, pour ne jamais redescendre, pas même après sa mort. Il attirait les foules jeudi après-midi encore, à Trois-Rivières, au parc des Pins qui a été rebaptisé en son honneur. L'épouse de l'illustre hockeyeur, Élise Couture, était sur place en compagnie de sa fille et de ses petites-filles. Quatre anciens coéquipiers, qui demeurent dans la région, ont également tenu à être présents pour l'inauguration officielle du parc Jean-Béliveau.

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À son arrivée au parc, l'épouse de Jean Béliveau, Élise Couture, a été accueillie par l'ancien coéquipier et grand ami de son mari, Jean-Guy Talbot. Les retrouvailles se sont faites dans la joie et l'émotion.

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La femme de Jean Béliveau était présente pour l'inauguration du parc en compagnie de sa fille Hélène et de ses deux petites-filles, Mylène et Magalie.

Photo: Andréanne Lemire Le Nouvelliste

Né à Trois-Rivières le 31 août 1931, Jean Béliveau a grandi tout près du parc qui portera dorénavant son nom, où il avait l'habitude de jouer au cours des premières années de sa vie. «Beaucoup de municipalités veulent lui rendre hommage, mais nous on peut se vanter encore plus, parce que c'est ici que tout a commencé», a déclaré d'emblée le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Très émue, sa femme, Élise Couture, a éprouvé de la difficulté à prononcer quelques mots devant la foule. Elle se disait heureuse d'être là pour son mari et elle assure qu'il aurait été touché de cette attention. «Jean n'aimait pas entendre parler de lui, mais je suis certaine qu'il a dû voir ça aujourd'hui et il a dû être heureux. Il aurait fait n'importe quoi pour les enfants. Il aimait tout le monde.»

Ses anciens coéquipiers, Jean-Guy Talbot, Robert Rousseau, André Pronovost et Léon Rochefort, n'avaient que des bons mots pour l'ancien capitaine du Canadien. Ils ont décrit Jean Béliveau comme un grand homme, intègre, persévérant, simple et authentique, bref, un modèle.

«C'est un des plus grands ambassadeurs que l'équipe a eus», a exprimé Robert Rousseau, désormais propriétaire du club de golf de Louiseville et de Grand-Mère.

André Pronovost, qui a joué quatre saisons auprès de Béliveau, abondait dans le même sens. «C'était tellement un grand joueur, en plus un très bon joueur d'équipe et un gentilhomme sur toute la ligne. Ça nous fait toujours plaisir de faire quelque chose pour lui.» Originaire de Shawinigan, ce dernier affirme que Jean Béliveau était régulièrement de passage à Trois-Rivières.

De son côté, Léon Rochefort est natif de Cap-de-la-Madeleine. «Tout ce qui a été dit est vrai. C'était un gentlemen, sur la glace et hors glace. J'ai beaucoup de respect pour lui en particulier. La journée d'aujourd'hui, ça reflète bien ce qu'il était.»

Au gré des autographes qu'il signait, Jean-Guy Talbot n'avait également que de bons mots à son égard jeudi après-midi. «C'est une belle journée pour moi. C'est mon grand ami Jean Béliveau. J'ai joué avec lui, contre lui, on a disputé douze saisons ensemble avec le Canadien. C'est un homme très gentil, très poli. Il mérite ce qu'il a aujourd'hui.»

Les petites-filles de Jean Béliveau se sont senties honorées de voir cet environnement vert dans sa ville natale. «C'est une façon de le garder éternel. C'est un bel hommage. On entendait beaucoup parler de Trois-Rivières, de ses racines», a exprimé Magalie.

Rappelons que le parc avait déjà été inauguré en présence de Jean Béliveau en 1971. Toutefois, la Commission de toponymie n'avait pas approuvé cette inauguration puisque selon les règles, il fallait attendre que la personne soit décédée avant de nommer un lieu en son nom.

La vie après Jean

«Quand Jean vivait, ce n'est pas moi qui parlais, c'était lui. À chaque fois que je dois parler en public, ça me rappelle des souvenirs et j'ai le coeur gros», explique l'épouse de Béliveau. Elle avoue avoir été souvent attristée par la mort de son mari dans les derniers mois. «Je me levais le matin, je regardais la maison. Ça fait un vide! On a eu une vie 63 ans ensemble», explique la résidente de Longueuil.

Depuis le décès de son mari en décembre dernier, la dame, qui n'a jamais été sous les feux des projecteurs, a pris part à de nombreux événements médiatiques. «J'ai été invitée à toutes sortes de choses. Ça a arrêté quand le hockey a fini au printemps.» Même si elle préfère se tenir loin des caméras, elle tient quand même à se déplacer pour des inaugurations comme celles d'hier. «Je trouve que tout est important quand on parle de Jean. Je me dis que c'était mon mari, je l'aimais.»

Elle a eu l'occasion de rencontrer les actuels joueurs des Canadiens à plusieurs reprises cette année. Elle ne cache pas éprouver beaucoup d'affection pour eux, entre autres pour Max Pacioretty et PK Subban. «Pour moi ce sont des petits gars. Max Pacioretty, j'aimerais assez ça qu'il soit capitaine. Il me fait penser beaucoup à Jean dans le temps qu'il jouait. Les joueurs sont proches de lui, tu vois qu'il a une belle relation avec eux. Ils sont tous gentils. Quand je les vois, on dirait que c'est ma famille.»

Elle conclut en confirmant les commentaires unanimes qui dépeignent Jean Béliveau. «Tout ce que je veux que les gens retiennent c'est que c'était une bonne personne. Jean était la meilleure personne que j'ai connue.»

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