L'UQTR sous la loupe des députés

L'UQTR est sous la loupe des parlementaires.... (Photo: François Gervais)

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L'UQTR est sous la loupe des parlementaires.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Québec) C'était au tour de la haute direction de l'UQTR, mercredi, de se soumettre aux questions des députés alors que se poursuivait la Commission de la culture et de l'éducation à Québec, un exercice qui se tient aux trois ans.

Le recteur intérimaire, André G. Roy, a dû répondre, comme on s'y attendait, à de nombreuses questions concernant la gestion et la gouvernance de l'Université à la lumière des constats publiés en mai dans le rapport accablant de la vérificatrice générale du Québec.

M. Roy a indiqué aux députés qu'en ce qui a trait à «la confiance qui est accordée à l'Université du Québec à Trois-Rivières, je vous dirais qu'en raison de l'excellence de nos enseignants, de nos professeurs, de nos chargés de cours, on s'aperçoit fort heureusement que cette confiance-là n'est pas ébranlée», estime-t-il. «À preuve, les inscriptions à ce jour nous amènent à penser que le taux de fréquentation à l'UQTR, pour l'an prochain, sera augmenté d'environ 6 %. La confiance des étudiants et de la population en général n'est pas atteinte», analyse-t-il.

M. Roy estime que le rapport de la VGQ «est une opportunité de revoir la gouvernance de l'Université et de s'assurer que la poursuite se fasse dans les règles de l'art».

Au cours de l'été, la direction a travaillé à l'élaboration d'un plan d'action «pour répondre à toutes et chacune des recommandations», de la VGQ.

Ce plan d'action sera différent, assure-t-il, de celui qui avait été présenté en catastrophe par l'ancienne rectrice dès la sortie du rapport de la VGQ. Il sera aussi rendu public.

Le recteur intérimaire veut «s'assurer qu'à l'avenir, la gouvernance soit transparente et que l'ensemble des dossiers puissent être menés selon les règles législatives, les règles réglementaires et également dans le respect de notre conseil d'administration.»

M. Roy parle notamment d'établir des cadres de référence et d'encadrement de l'ensemble des intervenants.

Présent à la commission en compagnie de ses quatre vice-recteurs, le recteur par intérim indique que le conseil d'administration, qui comptait de nombreux sièges vacants ou tombés à échéance, devrait être renouvelé et complet pour la rentrée d'automne.

Le poste de Responsable des règles contractuelles, lui, sera attribué à une personne ayant une indépendance face au vice-rectorat à l'administration et aux finances dès cet automne, promet-il. «J'espère qu'on mettra derrière nous ce chapitre de non confiance en face de l'administration», a-t-il fait savoir.

L'administration de l'UQTR modifiera sa nouvelle politique controversée portant sur la communication avec les médias et consultera les syndicats afin de s'assurer qu'elle reflète la culture de l'Université, dit-il.

M. Roy assure que l'ancienne rectrice Nadia Ghazzali, qui a démissionné de ses fonctions, a été engagée comme professeure à l'UQTR, mais ne reçoit pas de salaire de rectrice ni aucun privilège associé à son ancienne fonction.

C'est le député de Chambly, Jean-François Roberge, qui a posé la question sans doute la plus délicate de toute cette rencontre de deux heures: «Ça a brassé pas mal à l'UQTR et pour que la vérité sorte, des fois, ça prend des sonneurs d'alarme. Or, d'après ce que j'en comprends, il y a des fonds de l'Université qui sont utilisés en ce moment pour défendre des gens qui ont été pointés par le rapport de la vérificatrice générale contre les sonneurs d'alarme. Dans quelle mesure êtes vous à l'aise d'utiliser des fonds publics de cette manière-là?», a questionné M. Roberge.

«Je ne sais pas si je souscris entièrement à l'analyse que vous venez de faire concernant le dossier dont vous parlez», a rétorqué M. Roy. «Je ne crois pas que ce soit aussi simple que ça. (...) La façon dont vous présentez ça, je vous dirais que je ne suis pas certain que c'est une opération de muselage. Il y a beaucoup d'autres éléments qui sont en jeu dans ce dossier-là. Vous savez que ce dossier-là est devant les tribunaux et on va laisser les tribunaux poursuivre le travail qu'ils ont accompli. Selon les preuves qui seront présentées et retenues, l'Université verra à se conformer», a fait valoir le recteur.

Le député Roberge a ensuite précisé qu'il n'a pas utilisé le terme «muselage» dans sa question.

La direction de l'UQTR a confirmé, mercredi, que son projet de colisée était toujours, sans jeu de mot, sur la glace. Le recteur intérimaire a ajouté que la direction arriverait probablement à équilibrer son budget 2014-2015. Quant au budget 2015-2016, il a utilisé à de très nombreuses reprises le mot «difficile» compte tenu des importantes compressions qui continuent d'affecter l'Université.

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