Beaucoup de (jeunes) libéraux à Shawinigan

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Le premier ministre Philippe Couillard a prononcé le discours de clôture du 33e Congrès-Jeunes du Parti libéral du Québec dimanche.

Photo: Émilie O'Connor

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Il y avait beaucoup de libéraux au pied carré, en fin de semaine à Shawinigan, alors que se tenait le 33e Congrès-Jeunes du Parti libéral du Québec. Plus de 450 passionnés de politique âgés entre 16 et 25 ans ont pris rendez-vous pour débattre de différentes résolutions qui seront par la suite soumises au gouvernement. En marge de ce rassemblement jeunesse, le Parti libéral du Québec recevait députés et ministres au Caucus des députés, cette fois au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins.

Des jeunes - et, disons-le, des moins jeunes - qui ont dormi, mangé, qui on dépensé leurs deniers à Shawinigan durant deux jours. Des jeunes qui, additionnés aux festivaliers de la région, ont rempli les hôtels et lieux d'hébergement jusqu'à Drummondville. Au point où l'organisation du Congrès-Jeunes a dû louer des chalets en périphérie, des lofts en ville, sans compter une dizaine de roulottes installées dans le stationnement de l'Auberge Gouverneur où avait lieu l'événement. Certains ministres, dont Jean-Marc Fournier, n'ont eu d'autre choix que de redescendre coucher à Québec faute de place pour se loger.

L'homme derrière cet achalandage, celui qui a exercé une certaine pression pour que ce 33e congrès se déroule à Shawinigan, soit le député libéral de Saint-Maurice, Pierre Giguère, était aux anges de constater que les commerces de la ville, comme le Trou du diable situé à proximité, étaient remplis à pleine capacité. Déjà, ce dernier caresse le rêve de revoir une nouvelle horde de députés débarquer en masse à Shawinigan pour un prochain caucus d'ici...quelques années.

«C'est au-delà de mes espérances», lance d'emblée M. Giguère, qui a profité du beau temps pour tirer par la manche certains de ses collègues et leur famille jusqu'à la Cité de l'Énergie. «Je voulais le congrès à Shawinigan. L'an passé, le congrès s'est déroulé sur le campus de l'Université de Sherbrooke, donc avec plus ou moins de retombées économiques. Moi, je le voyais ici à Shawinigan, où on est plus dans un milieu de vie, donc avec plus de retombées économiques.»

«C'est vraiment un bel endroit», note le plus jeune député à l'Assemblée nationale, Jean Habel. «J'ai redécouvert Shawinigan.»

De passage sur les berges de la rivière Saint-Maurice, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, est d'avis que les retombées régionales d'un tel événement dépassent la seule sphère économique. Aux dollars sonnants il faut additionner la visibilité nationale pour la région, une certaine retombée politique et, surtout, un apport émotionnel indéniable.

«Quand on vient ici, on s'imprègne de ce qui se passe ici. Et quand il y a des problèmes, comme à Shawinigan l'an passé, tu es plus porté à essayer d'aider. On s'investit alors, je dirais, avec de l'émotion, en plus de la raison. La retombée, à mon avis, elle est surtout là, c'est-à-dire la compréhension, le désir d'implication des décideurs publics à l'égard de la région.»

Plus de détails dans Le Nouvelliste de lundi.

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