Un bras robotisé pour devenir plus autonome

Dany Martel, quadraplégique depuis plus de 30 ans,... (PHOTO: ÉMILIE O'CONNOR)

Agrandir

Dany Martel, quadraplégique depuis plus de 30 ans, espère retrouver un peu d'autonomie en se procurant un bras robotisé. Il tiendra une journée-bénéfice samedi afin de récolter des fonds.

PHOTO: ÉMILIE O'CONNOR

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Cela fait 31 ans que Dany Martel n'a pu goûter à l'autonomie. Heureusement, une nouvelle invention va bientôt changer la donne pour lui: le bras robotisé JACO, un bras articulé extrêmement précis qui permet d'effectuer toute tâche demandant un tant soit peu de dextérité. Seul hic: ce petit bijou technologique se détaille à 45 000 $.

«Manger, boire, fouiller dans mon frigo et donner un biscuit à ma chienne Mélodie», énumère Dany Martel. Cela fait plus de 30 ans qu'il n'a pas effectué ces simples gestes. 

Alors qu'il n'était âgé que de 15 ans, un grave accident de la route l'a privé de l'usage de ses bras et de ses jambes. Depuis, les gestes les plus anodins sont devenus difficiles voire impossibles pour lui. 

L'homme de 46 ans est impatient d'obtenir ce fameux bras articulé. «J'aimerais bien ça pour Noël, ça serait un beau cadeau. On va voir où on va en être rendu.» Les événements se multiplieront donc dans les prochains mois afin d'atteindre les 45 000 $ nécessaires qui couvriront le prêt d'un bras robotisé à vie incluant les réparations, l'entretien et les mises à jour. 

La prochaine journée-bénéfice est d'ailleurs prévue samedi. Toutes les activités se tiendront au Relais de la Station à Saint-Séverin-de-Proulxville. Dès 13 h, la journée commencera par une épluchette de blé d'Inde suivie du spectacle Rock'N'Blues en soirée. Les gens pourront arriver sur place en VTT ou à cheval alors que des pistes sont aménagées autour de la station. Tout est gratuit, mais des dons seront amassés toute la journée. Lors de cette activité, Dany Martel souhaite amasser entre 1500 et 2000 $ et l'ajouter aux quelque 8000 $ déjà accumulés. 

Alain Gaudet, Trifluvien bien connu dans la région atteint de dystrophie musculaire, est déjà détenteur de ce bras. C'est d'ailleurs lui qui l'a fait découvrir à Dany Martel. 

«Il l'a depuis quelques années et j'ai pu voir tout ce qu'il pouvait faire avec le bras», explique ce dernier. Depuis, ce membre robotisé occupe toutes ses pensées. En décembre dernier, il a même pu en faire l'essai. «La première chose que j'ai faite avec quand je l'ai essayé, j'ai été chercher ma pilule sur la table de la cuisine. Je me la suis mise dans la bouche. Après ça, j'ai été chercher mon café pour pouvoir avaler ma pilule», détaille-t-il. «C'est précis. C'est assez fou».

Des gestes banals pour le commun des mortels, mais ô combien significatif pour lui. Une possibilité s'ouvre pour qu'il retrouve enfin un peu d'autonomie. «Depuis 31 ans, mon autonomie dépend de plusieurs personnes, entre autres pour mes soins et tout le train-train quotidien. À partir du moment où j'ai essayé le bras robotisé, le souhait de pouvoir enfin me débrouiller seul ne cessait de grandir», mentionne-t-il.

Dany Martel peut compter sur la Fondation le Pont pour l'Autonomie pour l'épauler dans l'obtention de ce bras. Il en est d'ailleurs le porte-parole régional. Il est possible de faire un don via le site de la Fondation le Pont vers l'Autonomie. Comme Dany Martel est le prochain en lice à recevoir ce bras robotisé, les dons lui seront directement acheminés. Un reçu d'impôt sera émis pour les dons de 25 $ et plus.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer