Sauvée par son pharmacien

Le pharmacien Vincent Vandal a sauvé la vie... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le pharmacien Vincent Vandal a sauvé la vie de Chantal Paillé en lui administrant une dose d'EpiPen après qu'elle ait été piquée par une abeille. Ils sont accompagnés du conjoint de Mme Paillé, Sylvain Alarie.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Myriam Lortie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Chantal Paillé a appris à ses dépens qu'elle était allergique aux piqûres d'abeilles alors qu'elle revenait d'une randonnée de vélo il y a quelques jours. Le jeune pharmacien Vincent Vandal, qui lui a rapidement injecté une dose du médicament EpiPen, lui a visiblement sauvé la vie.

«J'ai fait un face-à-face avec une abeille. J'ai été piquée sur la lèvre inférieure. Ça brûlait», explique la dame, encore un peu sous le choc. «Je suis rentrée chez moi, j'ai mis de l'eau froide, mais le corps me piquait et j'ai commencé à avoir de sérieux problèmes respiratoires. Plus ça allait, moins l'air passait.»

Chantal Paillé et son conjoint demeurent à deux pas de la pharmacie Marc Dontigny, au coin de Rigaud et de Côte Rosemont, où ils ont eu le réflexe de se diriger rapidement en raison de sa forte réaction allergique. «Je n'étais tellement pas bien, je manquais d'oxygène, la gorge et le corps me piquaient. Nous sommes entrés, mon mari a dit que j'avais été piquée par une abeille. Le pharmacien a pris l'EpiPen, il me l'a injecté et il a appelé une ambulance et je suis partie à l'hôpital», explique-t-elle.

«Mon conjoint et ce monsieur m'ont sauvé la vie», laisse-t-elle tomber. «Je veux le remercier d'avoir pris le temps et d'être resté très calme.» Avant de quitter en ambulance, Chantal Paillé l'a l'attrapé et lui a dit: «Tu m'as sauvé la vie, sache-le, tu as sauvé la vie de quelqu'un, jeune homme».

Le soulagement s'est fait sentir presque instantanément après l'injection d'EpiPen. L'épiphrénine contenue dans la seringue vise à reproduire l'adrénaline, hormone sécrétée naturellement par l'organisme. Des réactions peuvent survenir jusqu'à 38 heures après la réaction initiale, ce qui a été le cas pour Chantal Paillé, qui a dû recevoir un traitement antibiotique par voie intraveineuse les jours suivants.

Vincent Vandal de la pharmacie Marc Dontigny, avoue être fier de sa réaction dans ce moment d'urgence. «Mes collègues sont venus me chercher rapidement. Je suis allé au laboratoire pour chercher l'EpiPen et je leur ai dit d'appeler l'ambulance. Je suis resté en ligne après avec le 9-1-1 pour voir comme évoluait sa réaction.» C'est la première fois que la pharmacie était le théâtre d'une telle situation.

Très humble, le jeune pharmacien croit qu'il a effectivement contribué à sauver la vie de Mme Paillé. «Quand les voies respiratoires sont touchées ça peut évoluer rapidement.»

Cet évènement n'est pas sans rappeler une histoire semblable qui est survenue au début du mois dans les Laurentides. Une dame de Saint-Colomban s'était aussi rendue dans une pharmacie après s'être fait piquer par une guêpe. Son pharmacien lui avait injecté la seringue d'adrénaline en constatant la gravité de sa réaction allergique.

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