Stephen Harper et Trois-Rivières: loin des yeux, loin du coeur?

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Thomas Mulcair sera le premier des chefs à faire acte de présence en Mauricie depuis le début officiel de la campagne électorale. Mardi, le chef du NPD sera de passage dans la circonscription de Berthier-Maskinongé dans le cadre d'une activité de financement privée. Justin Trudeau s'est déjà baigné dans la foule du Grand Prix de Trois-Rivières quelques heures avant le déclenchement du marathon électoral, tandis que Gilles Duceppe a pédalé en Mauricie aux côtés de Pierre Karl Péladeau le 29 juillet. Quant à Stephen Harper, il faut se reporter au sprint électoral de 2008 pour voir le premier ministre fouler les berges de la rivière Saint-Maurice.

Des 53 visites que le premier ministre a effectuées au Québec depuis sept ans, aucune n'a été réservée à la circonscription de Trois-Rivières. Loin des yeux loin du coeur? Le candidat conservateur dans Trois-Rivières, Dominic Therrien, n'en croit rien. Celui qui a été présenté par La Presse comme l'une des quinze recrues à surveiller au Canada dans le cadre de l'actuelle campagne électorale insiste: c'est au chef et à lui seul que revient le contrôle de l'agenda du premier ministre, recrue vedette ou non.

«Si le premier ministre décide de venir à Trois-Rivières, on va l'accueillir à bras ouverts», souligne d'emblée M. Therrien, rappelant qu'il a déjà rencontré Stephen Harper à trois ou quatre reprises. «J'espère qu'il va venir, je serais très heureux de le voir ici, mais je n'ai aucun contrôle là-dessus. En toute franchise, moi, j'aimerais beaucoup ça le voir ici, mais il faudrait voir avec lui.»

Qui plus est, affirme le candidat, la visite du chef ne changera rien au degré d'énergie qu'il compte déployer sur le terrain. «Nous, on fait notre travail, on fait ce qu'on a à faire et, si le premier ministre nous fait l'honneur de venir à Trois-Rivières, on va être prêt à le recevoir», renchérit M. Therrien, soulignant dans la même veine l'appui qu'il a reçu à quelques reprises du ministre et lieutenant du Québec Denis Lebel.

«Je ne travaille pas à l'envers en me disant, je veux voir le premier ministre, je veux voir le premier ministre. En toute franchise, je ne pense pas que ça changerait quoi que ce soit. Je me concentre sur ce que je peux contrôler.»

Dimanche, Dominic Therrien s'est déplacé dans la région de Québec pour écouter Stephen Harper qui s'adressait à une foule triée sur le volet. Assis à l'entrée de la salle, il ne cache pas son plaisir d'avoir eu le loisir de serrer deux fois la pince de son chef, à l'aller et au retour. Ce type de rencontre partisane est pour le candidat trifluvien l'occasion de «fouetter les troupes».

«Quand on est tous là et qu'on échange des idées, on s'encourage mutuellement, d'autant quand le chef est là pour fouetter les troupes et rappeler les bons coups qu'on a faits, que les conservateurs ont faits dans les dernières années. C'est sûr que c'est intéressant. Ça donne une bonne dose d'énergie. On est encore en début de campagne, mais quand même, je trouve ça important les messages qui sont véhiculés [lors de ce type de rassemblement]», signale M. Therrien. «Il y a une énergie, on sent que le premier ministre est énergique», mentionne le candidat conservateur qui est revenu revigoré dans ses terres trifluviennes.

olivier.gamelin@lenouvelliste.qc.ca

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