Le CMI ferme son pensionnat

Une page d'histoire est tournée avec la fermeture... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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Une page d'histoire est tournée avec la fermeture du pensionnat.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Le Collège Marie-de-l'Incarnation a décidé de fermer son pensionnat. La coordonnatrice des services pédagogiques au secondaire, Chantal Bigras, explique que dans les années 1980, le CMI comptait une soixantaine de pensionnaires. L'année scolaire 2014-2015, elle, s'est soldée avec seulement 11 pensionnaires, d'où la décision qui est entrée en vigueur à la fin des classes, en juin dernier.

«Toutes les résidences scolaires vivent un peu le même problème, fait-elle valoir.

Il n'y a plus si longtemps, le pensionnat accueillait des gens de Louiseville et d'Yamachiche. Aujourd'hui, les jeunes ont de plus en plus accès à une voiture et la route qui sépare leur domicile de leur école est devenue moins longue. Le CMI compte d'ailleurs une élève qui fait le trajet quotidiennement entre Portneuf et Trois-Rivières, illustre Mme Bigras.

Au primaire, constate-t-elle, le pensionnat n'est plus vraiment à la mode.

Avec seulement 11 pensionnaires, il n'était plus possible de conserver la résidence, dit-elle. «Il y avait toute la gestion des repas. Tu n'avais pas le choix d'avoir une surveillante de nuit et tu n'as pas le choix d'avoir des animateurs. Ce n'était plus rentable», résume-t-elle. «Même si l'on avait augmenté les coûts, ça n'aurait pas été plus rentable.»

Le pensionnait était situé dans une annexe du bâtiment principal du CMI datant des années 1960.

Les Ursulines ont toujours eu des pensionnaires, rappelle Mme Bigras, et ce, depuis leur fondation. «Il y avait probablement plus d'internes que d'externes, si je recule dans l'histoire», dit-elle.

En échange de la perte de ce service, le CMI a offert aux parents de se prévaloir de son réseau de familles prêtes à accueillir des élèves ayant besoin d'hébergement. «On a des équipes de hockey, on a souvent des élèves étrangers. On avait déjà un réseau de familles disponibles à recevoir des enfants. On l'a offert aux parents», dit-elle.

Quant aux espaces laissés vacants par les chambres des pensionnaires, le CMI entend les louer occasionnellement. Le printemps dernier, par exemple, le pensionnat a accueilli une équipe de nageurs de Montréal.

Il n'y a pas de salle de bain privée dans chacune des chambres, mais les pièces sont fonctionnelles et peuvent dépanner, indique Mme Bigras. «On se donne l'année pour pouvoir leur donner une deuxième vocation», indique-t-elle.

Selon elle, les parents étaient déçus d'apprendre cette nouvelle, mais se sont montrés très compréhensifs.

brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca

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