S'envoyer en l'air... à 87 ans

Marcel Forest, 87 ans, est devenu la personne... (Photo: courtoisie)

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Marcel Forest, 87 ans, est devenu la personne la plus âgée à sauter chez Parachutisme Adrénaline à Trois-Rivières dimanche dernier. On le voit ici en compagnie de l'instructeur Fernando Tudela.

Photo: courtoisie

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Marcel Forest vient d'inscrire son nom dans le livre des records du centre de parachutisme Adrénaline à Trois-Rivières. Dimanche dernier, à 87 ans, il est devenu la personne la plus âgée à y sauter alors qu'il y effectuait son cinquième saut. Et il ne compte pas s'arrêter là.

L'ancienne détentrice du record était une dame de 86 ans, mais celle-ci vient d'être détrônée, confirme-t-on chez Adrénaline. «M. Forest n'a pas sauté l'an passé, mais il nous disait qu'il voulait absolument battre la madame», raconte en riant Gaétan Nadeau, propriétaire de Parachutisme Adrénaline Trois-Rivières. C'est maintenant chose faite.

Au lendemain de son saut, M. Forest semblait bien fringuant. «Tout est en ordre», assure-t-il. «J'ai encore un peu la gorge irritée à cause du vent que j'ai avalé [dimanche]. Mais j'ai tellement aimé mon saut que ça ne me fait rien». Il faut dire que Marcel Forest a l'habitude de défier la gravité en sautant en parachute. «J'en ai fait beaucoup dans l'armée, des petits sauts à 1800 pieds».

Mais son premier grand saut, Marcel Forest l'a effectué il y a sept ans. C'est donc dire qu'il avait 80 ans bien sonnés. Pourquoi s'y être mis aussi tard? «J'avais tout le temps eu l'idée, mais quelqu'un m'a poussé à le faire. Je disais toujours à ma bru que j'ai fait des sauts dans l'armée, mais que je voudrais en faire [du parachutisme]. Elle m'a dit: Si tu vas en faire, je vais en faire un avec toi»».

C'est ainsi qu'est née cette tradition. Presque qu'à chaque année donc, M. Forest se permet un petit saut à 10 000 pieds dans les airs. Et il ne compte pas s'arrêter de sitôt. «Il faut que j'en fasse encore un autre certain. Peut-être pas cette année, mais le printemps prochain. Je devrais être bon. J'ai le coeur encore très solide, même si je ne parais pas d'un jeune homme qui s'en va danser le soir», reconnaît-il avec humour.

Il faut dire qu'au cours de sa vie, l'octogénaire n'a jamais lésiné sur la mise en forme. «J'ai toujours fait du sport. J'ai fait du ski de fond jusqu'à l'année passée. On faisait 21 kilomètres par jour, quatre jours par semaine», précise-t-il.

Le saut de dimanche avait une signification bien particulière pour M. Forest. «J'ai fait le saut le 9 août pour commémorer la mort de mon frère qui est mort à cette date en 1944 à Caen en France» durant la Deuxième guerre mondiale. «C'était le frère le plus proche de moi», confie-t-il. Il était accompagné pour l'occasion de son fils qui a finalement fait le grand saut avec lui. «Il était venu avec moi pour me voir sauter, mais le propriétaire l'a décidé à sauter. Il a fait un beau saut, il a aimé ça».

laurie.noreau@lenouvelliste.qc.ca

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