Un plan en cas de fermeture du pont Laviolette

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Le gouvernement provincial mettra à jour, prochainement, son plan de mesures d'urgence en cas de fermeture du pont Laviolette.

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Jonathan Cyrenne
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) La fermeture du pont Laviolette pour plus d'une journée est un scénario qu'aucun des 32 000 automobilistes qui traversent quotidiennement le fleuve Saint-Laurent entre Trois-Rivières et Bécancour ne souhaite envisager. Pourtant le ministère des Transports se prépare à une telle éventualité. Même si les probabilités qu'une telle situation se produise sont minimes, le gouvernement provincial mettra à jour, prochainement, son plan de mesures d'urgence en cas de fermeture du pont. L'objectif est d'assurer un moyen de transport efficace entre les deux rives, advenant un problème ou une catastrophe.

«Même si nous sommes à travailler le plan, s'il arrivait un drame demain matin, nous serions en mesure d'agir sans problème. On est à l'étape de la mise à jour. Aucune date n'a été fixée pour l'achèvement du processus. Le nouveau dossier définira les rôles et responsabilités des intervenants. Il vise aussi la mise en place de moyens alternatifs de transport», précise Jean Lamarche du MTQ.

L'ancien plan prévoyait, notamment, des stationnements incitatifs sur les deux rives du Saint-Laurent et le retour temporaire d'un traversier. Plusieurs ajouts au nouveau document devraient se faire. L'utilisation de nouvelles technologies sera fort probablement inscrite au plan de mesures d'urgence. Par le fait même, le ministère des Transports pourrait utiliser son système de gestion de la circulation en place, comme il y a sur le boulevard des Récollets à Trois-Rivières, pour la synchronisation des feux de circulation.

La régie des transports pourra guider les interventions pour éviter la congestion. Ce système facilitera aussi la mobilité des patrouilleurs. Cette démarche de modification du plan d'urgence en cas de fermeture du pont Laviolette permettra de planifier l'utilisation des ressources et des équipements du MTQ, ainsi que le soutien des partenaires pour permettre aux usagers de la route de poursuivre leurs activités journalières malgré les inconvénients.

Le ministère des Transports demande aux municipalités de l'appuyer dans ses démarches. Nicolet devrait adopter une résolution, en ce sens, le 24 août prochain. Bécancour a, pour sa part, donné son appui au projet le 3 août dernier.

«Il faut savoir ce qu'il arrivera advenant une fermeture du pont pour plus de 24 heures. À Bécancour, il faut être en mesure de réaménager, le plus rapidement possible, le quai de Sainte-Angèle-de-Laval. De notre côté, nous devons prévoir des transports publics pour conduire les gens au travail, dans le parc industriel, entre autres. C'est beaucoup de logistique et il faut s'assurer qu'elle est à point. Au MTQ, on se pose des questions et c'est correct puisque le plan date de plusieurs années. Cela nous permet de nous préparer advenant un problème avec le pont», affirme le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

En 2011, le gouvernement provincial avait adopté le Plan ministériel de mesures d'urgence et de sécurité civile du ministère des Transports du Québec pour guider les interventions en cas de problèmes majeurs, tel un tremblement de terre. Cette politique vise à clarifier les rôles et responsabilités des intervenants, définir les processus d'intervention lors de situations d'urgence, développer des outils pour faciliter le travail des intervenants, uniformiser les façons de faire en matière de gestion d'événement d'urgence et permettre d'identifier des solutions à des problèmes vécus.

Le Plan de mesures d'urgence en cas de fermeture du pont Laviolette est nécessaire puisque 32 000 automobilistes traversent le fleuve entre Trois-Rivières et Bécancour, à tous les jours. Le pont Laviolette se situe à plus de 140 et 160 kilomètres de ceux de Québec et Montréal. Un traversier est aussi accessible à la hauteur de Sorel.

jonathan.cyrenne@lenouvelliste.qc.ca

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