Sensibiliser la population pour éviter les enlèvements d'enfants

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Henri Provencher, le grand-père de Cédrika, a discuté avec des enfants afin de les sensibiliser aux enlèvements.

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(Trois-Rivières) C'est entouré d'un groupe de 80 enfants du camp de jour du pavillon Saint-Arnaud de Trois-Rivières qu'Henri Provencher a invité vendredi la population à demeurer vigilante afin que cessent les enlèvements et les disparitions d'enfants. Depuis la disparition de sa petite-fille Cédrika il y a huit ans le 31 juillet 2007, l'homme mène le combat de sa vie pour la retrouver, mais aussi pour que les enfants puissent vivre en sécurité.

Les participants à la Journée mondiale de prévention... (Émilie O'Connor) - image 1.0

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Les participants à la Journée mondiale de prévention des enlèvements d'enfants ont formé une chaîne humaine pour se souvenir solidairement de la disparition il y a huit ans de Cédrika Provencher.

Émilie O'Connor

«Je remercie les enfants et nos partenaires d'être là. On se sent moins seul à faire avancer les choses», a souligné entouré d'enfants attentifs à ses propos le grand-père de Cédrika Provencher lors de l'ouverture des activités entourant la Journée mondiale de prévention des enlèvements d'enfants. «Nous sommes ici pour vous donner des informations pour que ce qui est arrivé à ma petite-fille n'arrive pas à d'autres. Lorsqu'on réussit à marquer les enfants, ils vont transmettre ça aux parents. Tout ce qu'on fait, c'est pour les enfants, pour leur sécurité.»

La Fondation Cédrika Provencher a mis sur pied ces dernières années des outils afin de réagir rapidement lors de cas de disparitions d'enfants. Et Henri Provencher n'entend pas en rester là. Il indique qu'un mécanisme d'action internationale concertée doit être mis sur pied afin de réagir rapidement. «Il faut essayer de contrer tous les prédateurs avant qu'ils passent à l'acte.»

La population était conviée hier au parc Pie-XII dans le cadre de la Journée mondiale de prévention des enlèvements d'enfants. Plusieurs intervenants étaient d'ailleurs sur place pour donner de l'information et les enfants pouvaient s'amuser dans les deux jeux gonflables. En après-midi, une chaîne humaine a été organisée afin de collectivement rendre hommage à Cédrika disparue il y a maintenant huit ans.

Les enfants du camp de jour ont pu lâcher leur fou et apprendre des conseils importants. Le petite Nelly Letendre, 7 ans, a confié à la fin de la journée avoir appris quelques trucs à appliquer afin de prévenir un enlèvement.

«Si quelqu'un t'offre de l'argent pour aller dans sa maison, on dit non parce qu'on pourrait être volé et perdu», a souligné la fillette qui trouvait très triste ce qui est arrivé à Cédrika Provencher.

De son côté, Antoine Longpré, 12 ans, indique que l'histoire de Cédrika a suscité chez lui «une réflexion». «Je n'avais jamais pensé que quelque chose comme ça puisse arriver... surtout pas à Trois-Rivières.»

Les députés, tant fédéral et provincial de Trois-Rivières, ont assisté à l'ouverture des activités, hier matin. Robert Aubin et Jean-Denis Girard, tous deux pères, ont avoué être grandement touchés par la disparition de Cédrika. Les deux hommes ont affirmé ne pas être en mesure de concevoir la douleur de voir disparaître un de leurs enfants. Citant l'exemple de l'enlèvement de bébé Victoria au centre hospitalier de Trois-Rivières, le ministre responsable de la région a de plus indiqué que depuis le 31 juillet 2007, la communauté de Trois-Rivières est bien plus vigilante. Après la diffusion rapide des informations sur cet enlèvement, des étudiants ont retrouvé l'enfant naissant qui a pu être rendu à ses parents. La conseillère municipale Marie-Claude Camirand était également de l'événement afin de témoigner de l'importance des événements de 2007 pour tous les Trifluviens.

En soirée, Henri Provencher a assisté à une messe célébrée au petit sanctuaire Notre-Dame-du-Cap qui a été suivie d'une procession aux flambeaux ainsi que d'une chaîne humaine. Ce moment de recueillement annuel est très important pour le grand-père de la petite Cédrika qui se donne corps et âme à la mission qu'il s'est donnée. «La messe n'est pas une question de religion, c'est un moment d'intériorisation. Pour moi, ça vaut de l'or. Je prends ces moments pour réfléchir», avoue-t-il.

Le réalisateur du documentaire sur Cédrika présentement en production, Stéphan Parent, était sur place afin de tenter de recueillir des information qui pourraient permettre de faire avancer l'enquête. Il réaffirme qu'il a un «suspect dans la mire» et que possiblement il aurait eu l'aide d'un complice. Il tentera avec son film qui sortira en 2016 de faire la lumière sur cette disparition qui a tant marqué le Québec.

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