Vols vers le Sud: «Tout est possible», dit Yves Lévesque

L'aéroport de Trois-Rivières peut maintenant obtenir les services... (Photo: Andréanne Lemire)

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L'aéroport de Trois-Rivières peut maintenant obtenir les services de l'ACSTA, ce qui ouvre la porte aux vols vers les destinations soleil.

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(Trois-Rivières) L'entrave majeure pour offrir à Trois-Rivières des vols vers les destinations soleil vient d'être levée. L'annonce du gouvernement fédéral, faite cette semaine de permettre aux petits aéroports, comme celui de Trois-Rivières, d'avoir recours aux services de contrôle de sécurité de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) laisse présager de belles possibilités, estime le maire Yves Lévesque.

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Yves Lévesque se réjouit des nouvelles possibilités qui s'ouvrent pour l'aéroport de Trois-Rivières.

photo: François Gervais

«Tout est possible désormais. C'était le seul handicap qui nous empêchait d'avoir des vols vers le Sud», lance avec enthousiasme le maire de Trois-Rivières qui indique que le transporteur Sunwing est toujours intéressé d'offrir des vols à partir de l'aéroport de Trois-Rivières. «Le transporteur a beaucoup d'intérêt. L'entreprise me l'a d'ailleurs à nouveau confirmé il y a quelques temps.»

Notons que l'ACSTA s'occupe notamment des contrôles de sécurité ainsi que des fouilles de bagages et de passagers.

Yves Lévesque affirme que selon les analyses du marché réalisées par le transporteur, Trois-Rivières présenterait un fort potentiel pour y offrir des vols vers les destinations soleil.

«Sunwing nous dit qu'il y a un marché intéressant pour le Sud», ajoute le maire en affirmant que ce changement réglementaire était souhaité.

«Nous avons même fait des représentations auprès du ministère concerné pour que les aéroports comme Trois-Rivières puissent avoir le service de l'ACSTA. Nous sommes toutefois contents de voir que la porte est maintenant ouverte pour un aéroport comme nous qui croit au développement du transport de passagers.»

Il était toutefois trop tôt mercredi du côté de Sunwing pour commenter la nouvelle ainsi que les projets futurs du transporteur pour Trois-Rivières.

Le directeur général adjoint d'Innovation et Développement économique (IDE) Trois-Rivières, Jean Côté, voit d'un très bon oeil la décision du fédéral de finalement accorder, après avoir refusé dans le passé, aux petits aéroports la possibilité d'avoir recours aux services de l'ACSTA.

«C'est une demande que nous avons faite à répétition. Auparavant, la porte était fermée à double tour. À l'exception des aéroports désignés, il était impossible d'obtenir les services de l'ACSTA», rappelle Jean Côté qui précise que l'aéroport de Trois-Rivières a toutes les infrastructures pour accueillir de gros porteurs.

«Maintenant, la porte est ouverte, particulièrement pour Sunwing. Ce qui avait fait achopper le projet il y a quelques années, c'était le service de l'ACSTA que nous n'avions pas. Maintenant que l'obstacle est écarté de notre route, c'est [les vols de Sunwing] une possibilité.»

À l'instar d'IDE Trois-Rivières, le maire de Trois-Rivières se demande quelles seront les modalités de ce changement réglementaire. Depuis l'annonce du gouvernement mardi, IDE tente en vain d'avoir réponses à ces questions. Ces modalités permettront à la Ville et à l'organisme de développement économique de faire une analyse plus complète de la situation et de connaître les coûts de l'implantation de ce système de sécurité, mais aussi la rentabilité du projet.

«Il faut être réaliste. Nous ne sommes pas le seul aéroport à avoir demandé ces services. Et il faudra connaître la mécanique et les coûts», note M. Côté. «La décision nous revient maintenant, à savoir si on veut investir si on croit que l'investissement vaut le coût.»

Le rêve d'offrir des vols vers le Sud à partir de Trois-Rivières n'est pas nouveau. Rappelons qu'en 2009, Sunwing avait annoncé qu'elle offrirait des départs vers Cancún (Mexique) et Varadero (Cuba) à partir de Trois-Rivières.

Un vol inaugural symbolique devait transporter des passagers, dont le maire Yves Lévesque, la chanteuse Ginette Reno et soeur Angèle, de Trois-Rivières jusqu'à Varadero. Par contre, comme l'aéroport de Trois-Rivières n'avait pas l'autorisation d'utiliser les services de l'ACSTA, l'avion avait dû finalement partir de... Montréal.

Si certaines agences de voyages de Trois-Rivières étaient emballées à l'époque par ce «premier vol», plusieurs préféraient attendre que l'aéroport puisse recourir aux services de l'ACSTA.

En terminant, Yves Lévesque estime que l'aéroport de Trois-Rivières présente plusieurs avantages aux voyageurs.

«L'aéroport est entre Montréal et Québec, on s'y rend sans embouteillage et le stationnement est moins cher.»

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