«Wow Trois-Rivières»

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Jean Perron, coordonnateur tourisme d'affaires et croisières chez Innovation et Développement économique Trois-Rivières, a accueilli à bras ouverts les passagers de l'Insignia.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La cité de Laviolette devra peut-être revoir son slogan, du moins si l'on ajoute foi à la réaction des quelque 680 voyageurs et 400 membres d'équipage qui ont accosté samedi au port de Trois-Rivières. Embarqués à bord du Insignia à Miami au début du mois, les croisiéristes n'ont pas fait escale dans le TRès Trois-Rivières de la devise publicitaire, mais dans le désormais «Wow Trois-Rivières».

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Les croisiéristes étaient reçus sous un chapiteau où les attendaient une multitude de produits du terroir.

Photo: Émilie O'Connor

«Comparativement à plusieurs ports, Trois-Rivières vient de battre les autres», croit l'expérimentée guide touristique Lise Hamel, chargée de faire bonne mine aux visiteurs en leur offrant un bonbon à l'érable, une carte postale aux couleurs de la ville et, surtout, un large sourire. «Les gens aiment l'accueil, la propreté, l'architecture», remarque-t-elle. «Tout cela fait wow! Pas TRès Trois-Rivières, mais Wow Trois-Rivières!» Notons que si la carte postale était complétée sur place, la Ville se chargeait des frais de port, donnant ainsi à Trois-Rivières l'occasion de courir le monde presque gratuitement.

Une kyrielle d'activités étaient proposées, samedi, aux croisiéristes dont l'origine géographique variait entre l'Australie et les États-Unis, et dont certains avaient déboursé plus de 75 000 $ pour une traversée s'échelonnant sur six mois. Entre autres: visite à pied ou en autobus, guides ambulants déambulant dans les rues du centre-ville, produits du terroir vendus sous un chapiteau, saut de puce au musée Boréalis, à la Vieille prison ou à la cité de l'Énergie de Shawinigan.

Le coordonnateur du poste d'accueil, Jean Perron, se faisait une fête de cette visite internationale qui n'a pas traîné, car repartie vers 15 h avec un petit souvenir trifluvien dans ses bagages.

«Les commentaires des passagers sont vraiment très positifs. Ce qu'ils aiment, c'est de voir que le navire accoste en plein centre-ville. Les gens aiment aussi l'accueil. Lorsqu'ils sortent du bateau, ils ne sont pas agressés avec des visites de ci et de ça. Ils peuvent partir à leur rythme, visiter le Vieux Trois-Rivières ou le centre-ville, ou prendre la route dans le cadre d'une excursion», relate M. Perron, qui occupe précisément le poste de coordonnateur tourisme d'affaires et croisières chez Innovation et Développement économique (IDE) Trois-Rivières.

Ce dernier souligne que chaque port d'escale développe sa propre thématique. À Trois-Rivières, l'authenticité des produits du terroir se veut la carte de visite privilégiée. Produits de l'érable, café, microbrasserie, voire même un réseau Internet gratuit, autant de facilités et de petites gâteries qui embelliront le séjour des voyageurs. La Société des alcools du Québec, sise sur la rue des Forges, a été, paraît-il, particulièrement populaire. Pour Francine Godin, de la boutique Les Nancy au fourneau, la tente dressée à quelques mètres du fleuve Saint-Laurent est une occasion en or pour faire découvrir ses gelées, confitures, caramel, fleur de sel, etc. «La réaction est bonne et on compte bien revenir à chaque fois», confirme-t-elle.

Cette année, dix-huit bateaux de croisière ont touché ou toucheront le port de Trois-Rivières, tantôt battant pavillon américain, français, anglais ou allemand. Au total, ce sont plus de 7500 passagers qui fouleront du pied les trottoirs de la cité de Laviolette.

Le transatlantique Insignia a suivi le M/S Saint-Laurent Prestige, accosté le 28 mai dernier avec216 personnes sur le pont, navire qui sera de retour cette semaine. Le 2 octobre prochain, ce sera au tour du M/S Albatros, avec ses 850 passagers et 340 membres d'équipage, à baigner à l'orée du pont Laviolette. En 2016, seize navires ont déjà confirmé qu'ils jetteraient l'ancre devant Trois-Rivières.

Pour les recevoir, la Ville compte aménager une gare maritime dans les anciens locaux de la défunte Corporation de l'Amphithéâtre, situés sous le restaurant Le Poivre Noir.

Ce projet, dont la première pelletée de terre pourrait avoir lieu à l'automne ou au printemps prochain, est évalué à 505 000 $. Le gouvernement du Québec investira à cette fin 168 000 $, la Ville de Trois-Rivières 257 000 $, et l'Administration du port de Trois-Rivières (APTR), 80 000 $.

Chaque bateau qui jette sa passerelle sur le quai du port doit verser 11,06 $ par passager adulte à l'APTR.

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