Le maire de Saint-Mathieu souhaite plus d'autonomie municipale

Claude McManus est le maire de Saint-Mathieu-du-Parc.... (photo: Stéphane Lessard)

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Claude McManus est le maire de Saint-Mathieu-du-Parc.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Saint-Mathieu-du-Parc) Plusieurs des plus importantes municipalités du Québec ont dénoncé le pacte fiscal transitoire du gouvernement provincial l'an dernier. Or, même une communauté de près de 1400 âmes comme Saint-Mathieu-du-Parc réclame maintenant plus de moyens et surtout, d'autonomie.

En séance publique au début du mois, le maire, Claude McManus et la directrice générale, Valérie Bergeron, ont expliqué les grandes lignes des états financiers 2014, qui avaient été adoptés le mois précédent. L'exercice s'est terminé avec un surplus de 160 847 $.

M. McManus a profité de cette séance pour passer certains messages. Les maires de partout à travers la province répètent qu'ils sont prêts à prendre leurs responsabilités, en autant que les moyens financiers suivent. Le nouveau pacte fiscal constituera assurément un dossier chaud dans le monde municipal à l'automne.

Comme plusieurs de ses collègues, le maire de Saint-Mathieu-du-Parc souhaite que Québec réalisera le poids financier qu'il lègue aux municipalités, sans oublier les indigestes contraintes administratives.

«Le gouvernement s'est délesté de beaucoup de dossiers sociaux», illustre M. McManus. «Des festivals, l'aide à divers organismes. Tout ce monde-là s'en vient chez nous. Ils veulent de l'aide. Le volet social, c'est la vie d'une communauté.»

«L'autre élément très embêtant pour nous, c'est le volet de l'urbanisme», ajoute-t-il. «Le gouvernement fait de grandes politiques. La MRC a son schéma d'aménagement qui découle de la politique gouvernementale et nous avons notre plan d'urbanisme, qui n'entre pas toujours dans le schéma. Même quand on convainc notre MRC, on arrive au gouvernement et on se fait barrer. C'est frustrant! Il faut repenser toutes ces ingérences. Le gouvernement devrait faire beaucoup plus confiance aux élus si on veut avancer.»

M. McManus cite l'exemple du dossier d'assainissement des eaux usées dans le secteur de la Montagne, qui a usé la patience du maire et des conseillers pendant quatre ans en raison des demandes répétées et des contre-vérifications de Québec.

«On parle de décentralisation, mais le gouvernement conserve le contrôle», observe-t-il. «Si on ne remplit pas les directives, nous n'avons pas de subventions. On marche toujours sur des oeufs. Le grand défi, ce sont les contraintes.»

En 2014, les revenus ont légèrement augmenté à Saint-Mathieu-du-Parc, pour s'établir à 2,972 millions $. Des droits de mutation de 30 000 $ supérieurs à 2013 et le versement d'un montant d'assurances de 100 000 $ obtenu à la suite de l'effondrement d'un garage au sommet de la montagne ont principalement expliqué la croissance. Les revenus de taxes ont progressé de 6 % l'an dernier.

Du côté des dépenses, la principale différence est observée dans le poste budgétaire des loisirs et culture et elle s'explique par la subvention de 300 000 $ accordée par le conseil municipal pour la réalisation du gymnase de l'école de la Tortue-des-bois.

Précisons enfin qu'au 31 décembre 2014, Saint-Mathieu-du-Parc possédait un surplus non affecté de 614 007 $.

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