Le ministre Barrette désigne deux enquêteurs à Cooke

Martin Beaumont, président-directeur général du Centre intégré universitaire... (Photo: Émilie O'Connor)

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Martin Beaumont, président-directeur général du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Photo: Émilie O'Connor

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette, a désigné, lundi, deux enquêteurs pour faire la lumière sur les événements survenus la semaine dernière au centre d'hébergement Cooke de Trois-Rivières. Le ministre a tenu à agir rapidement car, à ses yeux, «cette situation qui a été rapportée sur vidéo n'a rien d'acceptable ou de normal».

Ainsi, Johanne Gauthier agira à titre d'enquêteuse principale pour diriger l'enquête ministérielle, alors que Théodore Poulin revêtira le paletot de l'enquêteur.

«Compte tenu de la nature des éléments allégués, nous considérons important de mener une enquête tout à fait indépendante, qui vient s'ajouter à la démarche déjà entreprise par l'établissement», souligne le ministre Barrette. 

Notons que Mme Gauthier a déjà oeuvré à titre de directrice de l'organisation des services à la clientèle et commissaire régionale à la qualité à l'Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux de la Montérégie. Au ministère de la Santé et des Services sociaux, on mentionne que M. Poulin possède, quant à lui, «une excellente connaissance du réseau, en plus d'avoir l'expérience d'enquêtes similaires». 

Le mandat de Mme Gauthier consistera à enquêter sur les événements survenus à la résidence Cooke le 15 juillet dernier en début de soirée, afin de mieux comprendre le contexte dans lequel ces événements se sont déroulés. La remise du rapport est prévue le 17 août prochain. 

François Paradis, porte-parole de la Coalition Avenir Québec en matière de santé, services sociaux et aînés a tenu à ajouter son grain de sel dans l'histoire. Il salue l'initiative du ministère de la Santé et des Services sociaux de déclencher une enquête, mais espère que d'autres mesures seront prises.

«L'enquête est importante, mais ne donne aucune garantie pour des actions dans les CHSLD du Québec», prévient-il. «Nos aînés méritent une meilleure protection et nos préposés doivent profiter d'un appui constant afin de rendre des services le plus efficacement possible.» Il est revenu sur le droit accordé par le Protecteur du citoyen au printemps dernier d'installer des caméras de surveillance dans les chambres privées. Selon lui, cela ne peut que contribuer à améliorer la sécurité des aînés. 

Lors du point de presse organisé par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-Centre-du-Québec dimanche dernier, le président-directeur général de l'organisme, Martin Beaumont, avait tenté de dédramatiser la situation en indiquant que, pour lui, une personne âgée qui chute et qui reste au sol pendant près de trois minutes est un délai «raisonnable» et «acceptable».

Au ministère de la Santé et des Services sociaux, on précise qu'il n'y a pas de laps de temps précis durant lequel les intervenants doivent agir. «Le ministère n'a pas fixé de délai minimum ou maximum d'intervention. Lors d'une chute, l'intervention doit se faire le plus rapidement possible», mentionne Noémie Vanheuverzwijn, responsable des relations de presse au ministère. «Il y a un rapport de déclaration d'accident fait après chaque chute, qu'elle soit avec ou sans conséquence.»

Avec la collaboration d'Oliver Gamelin

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