Ça roule trop vite à Saint-Roch-de Mékinac

La route 155 qui traverse Saint-Roch-de-Mékinac est jugée... (Sylvain Mayer)

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La route 155 qui traverse Saint-Roch-de-Mékinac est jugée dangereuse par les citoyens de cette municipalité.

Sylvain Mayer

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Saint-Roch-de-Mékinac) Des citoyens de Saint-Roch-de-Mékinac demandent aux autorités de réduire la vitesse sur la route 155 qui traverse la municipalité, actuellement fixée à 80 kilomètres à l'heure. L'ancien conseiller municipal, Gaétan Gauthier, qui se fait le porte-parole officieux d'une «grogne assez importante» qui sévirait actuellement au sein de la population, escompte faire abaisser à 70 kilomètres à l'heure la vitesse permise, à l'instar de la municipalité voisine, Grandes-Piles.

«Grandes-Piles va être protégée et nous autres ont aura le droit de se faire tuer légalement», lance d'emblée le citoyen Gauthier. Considérant que la division des Produits industriels de la société Kruger possède une scierie à Saint-Roch-de-Mékinac, avec pour conséquence l'augmentation du trafic lourd et, de surcroît, la multiplication des risques d'accident, M. Gauthier est d'avis que la Municipalité doit faire ce que doit.

«Il y a des enfants sur le bord de cette route-là. Actuellement, des gens se privent. Ici, nous avons une population très vieillissante. Les gens ne peuvent pas traverser cette rue-là. Les gens me disent: ''on ne traverse plus''. La fin de semaine, lorsque les gens montent à la pêche, ça peut nous prendre quatre ou cinq minutes, parfois dix minutes d'attente avant de pouvoir traverser la 155 pour aller au dépanneur», estime M. Gauthier.

Du côté de la Municipalité, le maire Guy Dessureault souligne qu'une demande visant à réduire la vitesse sur la route 155 qui traverse de part en part Saint-Roch-de-Mékinac a déjà été formulée il y a quelques années, mais oralement seulement. 

«On n'avait pas fait ça par écrit, on en avait parlé au conseil, mais on n'a jamais eu de nouvelle», mentionne le maire. C'est pourquoi une nouvelle demande sera déposée au ministère des Transports du Québec, cette fois appuyée par une résolution du conseil municipal.

«La demande est faite depuis longtemps. Ça fait une couple d'années qu'on l'a demandé, mais on n'a pas grand contrôle là-dessus. Je n'ai pas entendu parler d'évolution du dossier. Je suis supposé rencontrer Julie Boulet [députée de Laviolette] à ce sujet-là», confirme le maire Dessureault. 

À son avis, il importe de réduire la vitesse sur ce tronçon de la route 155, puisque «ça serait plus prudent dans le village». 

Actuellement, ça passe à 100 kilomètres à l'heure. C'est pas compliqué.On va en faire une demande écrite au ministère des Transports. Au prochain conseil [le 5 août], il va en être question. On va marcher par résolution et dans ce temps-là ça va mieux», conclut le maire.

Dans la même veine, à la direction générale de Saint-Roch-de-Mékinac, on estime qu'une présence accrue des patrouilleurs de la Sûreté du Québec participerait certainement à décourager les Jacques Villeneuve en herbe qui roulent sur la route 155. 

«Si les gens ne respectent pas la vitesse, c'est à la SQ à venir faire appliquer sa réglementation», souligne Sylvie Genois, secrétaire-trésorière et directrice générale de la Municipalité. «Ici, on ne la voit pas souvent, la police. Faudrait que la SQ vienne faire un tour de temps en temps.»

Rappelons qu'en novembre 2010, le MTQ avait installé des panneaux clignotant à l'entrée de la municipalité de Grandes-Piles, informant les automobilistes que la vitesse maximale est de 70 kilomètres à l'heure. Une pétition avait circulé afin de réduire la vitesse à 50 kilomètres à l'heure, mais le ministère avait alors refusé.

Au MTQ, on indique que pour faire une demande «officielle» de réduction de vitesse sur la route principale, la Municipalité de Saint-Roch-de-Mékinac doit joindre à cette dernière une résolution du conseil municipal. 

Par la suite, le MTQ «prend acte de la résolution de la municipalité, qui constitue le premier élément du dossier, et procède, dans les meilleurs délais, à l'analyse de cette  demande», écrit Jean Lamarche, porte-parole du MTQ. 

Du même souffle, ce dernier ajoute que «la sécurité des usagers de la route repose fortement sur le comportement de ces derniers. À cet égard, il s'avère essentiel que les caractéristiques d'une route et de ses abords s'harmonisent avec le choix de limite de vitesse affichée, et ce, afin de constituer un tout qui soit cohérent et crédible.»

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