Amphithéâtre Cogeco: lendemain de lune de miel

Le directeur général de la Corporation des événements... (PHOTO: ANDRÉANNE LEMIRE)

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Le directeur général de la Corporation des événements de Trois-Rivières, Steve Dubé, en compagnie du maire Yves Lévesque.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même si la fête s'est étirée jusqu'aux petites heures du matin, dans la nuit de mercredi à jeudi, ce n'était pas jour de lendemain de veille à l'Amphithéâtre Cogeco. Le directeur général de la Corporation des événements, Steve Dubé, ne souffrait pas d'un mal de tête carabiné, plutôt il avait le coeur à poursuivre la fête. Bien que certains ajustements techniques devront être apportés au cours des prochains mois, M. Dubé dresse un portrait, à chaud, très positif des nouvelles installations culturelles, à la suite de la première du spectacle du Cirque du Soleil.

«Il y a beaucoup de pression qui tombe», avoue-t-il la voix rouée par le manque de sommeil. «Le stress est tombé», renchérit le maire Yves Lévesque. Effectivement, l'examen aurait pu être lourd de conséquences en cas d'échec. Avec plus de 3500 spectateurs et 200 accréditations médiatiques, tous les yeux étaient tournés vers l'embouchure de la rivière Saint-Maurice, tant sur la scène régionale qu'au niveau national. S'ils ont laissé retomber la poussière jeudi matin, M. Dubé et son équipe se sont réunis en après-midi pour faire le bilan de cette première soirée. La glace est brisée, en somme, et, à première vue, le directeur général considère que l'eau est déjà confortable à la baignade.

«On est extrêmement satisfait de la manière dont ça s'est passé. Comme je disais aux gens du Cirque du Soleil: merci d'avoir installé la magie dans l'Amphithéâtre. Les gens qui sont venus à la journée portes ouvertes [dimanche dernier] ont eu du plaisir à découvrir l'Amphithéâtre. Ajoutez à cela la magie du Cirque du Soleil, ajoutez à cela la qualité du spectacle, la qualité des bandes sonores. On a eu beaucoup de bons commentaires sur l'Amphithéâtre, mais aussi sur l'acoustique. On en ressort avec juste du positif», résume M. Dubé.

Malgré quelques minutes de retard au début du spectacle, quelques billets mal imprimés, une luminosité dans les allées à revoir, malgré quelques embouteillages à la sortie du spectacle, malgré une température un peu froide, additionnée d'un vent fluvial (les couvertures chaudes ont manqué), la soirée a laissé une impression très favorable au directeur général. Cela dit, il y a toujours place à l'amélioration. «On ne lâche pas la garde», lance M. Dubé.

«Nous allons faire le bilan de tout ce qui s'est passé. On va regarder où est-ce qu'on peut s'améliorer, car évidemment on va apporter des ajustements, c'est certain qu'il y aura des points où on va se dire: on va améliorer ça, on va peaufiner ça. C'est tout à fait normal», note-t-il. «On va essayer de se mettre meilleur d'une fois à l'autre, mais pour une première, on est vraiment satisfait.»

Outre la magie, selon le directeur général, les oreilles et les yeux des spectateurs ont été doublement servis, grâce à l'acoustique «vraiment impressionnante» et à la qualité visuelle du spectacle, et ce peu importe où le spectateur prenait place. À ce propos, Le Monde est fou gagne certainement en beauté lorsqu'on s'éloigne de la scène et lorsqu'on s'assoit au centre de la salle, particulièrement lors du tableau où des trampolines sont utilisés.

Somme toute, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, qui flottait encore jeudi sur l'accueil de rock star qu'il a reçu lors de la cérémonie protocolaire, estime que la «mission» est «accomplie». «Mercredi c'était la première et c'est déjà au-delà de mes espérances. On sait qu'un spectacle évolue et s'améliore, comme un bon vin, au fur et à mesure qu'il avance. J'ai été ébloui par la qualité de tous les tableaux. La trame sonore était extraordinaire, la qualité du son extraordinaire. Habituellement je suis très critique, mais là je n'ai aucun commentaire négatif à dire. Cent pour cent. Je n'ai pas un mot à dire. Je ne peux pas être plus heureux que ça. J'essaie de trouver une erreur, une problématique, rien, je n'en trouve pas», laisse tomber le maire de Trois-Rivières.

Enfin, Steve Dubé partage l'avis du premier magistrat et estime que non seulement Le Monde est fou mettra l'Amphithéâtre Cogeco «sur la carte», mais Trois-Rivières également. Pour l'heure, sur environ 68 500 places disponibles, 60 % des sièges ont trouvé preneur, dont 60 % à l'extérieur de la région. Déjà on n'exclut pas la possibilité d'ajouter des supplémentaires après le 15 août. «On va voir comment ça va se passer, mais au niveau événementiel, il n'y a jamais rien d'impossible», laisse entendre M. Dubé.

Une grande fierté pour Louis Audet

Le président et chef de la direction de Cogeco et Cogeco Câble, Louis Audet, a assisté à la première du Cirque du Soleil, mercredi, à l'Amphithéâtre qui porte le nom corporatif de son entreprise fondée à Trois-Rivières il y a quarante ans. M. Audet s'est dit extrêmement fier du pari qu'il a tenu en associant sa compagnie en communication à ce projet alors que l'Amphithéâtre n'était qu'un rêve sur papier.

«C'était excessivement émouvant», signale d'emblée M. Audet lorsqu'on le questionne sur ses premières impressions. «D'abord parce qu'on est dans un site unique. C'est une expérience que je n'avais jamais vécue auparavant, d'être dans un pareil site. D'autant plus qu'on a eu droit à un spectacle qui nous va droit au coeur et qui nous interpelle dans nos souvenirs des quarante dernières années. Un spectacle franchement ancré dans notre culture comme Québécois. Pour moi, ce fut une expérience absolument émouvante, touchante, le spectacle était bien fait. Je suis d'autant plus fier qu'on ait décidé de prendre la commandite dès le début, car au début nous ne savions pas exactement ce qui allait arriver. On savait juste qu'on avait confiance», avoue M. Audet.

Lorsque la Corporation des événements l'a approché pour devenir le principal commanditaire de l'Amphithéâtre, ses dirigeants n'avaient qu'un plan esquissé sur papier à lui proposer. À l'embouchure de la rivière Saint-Maurice, on ne voyait que sable, pierres, gravats de l'ancienne usine CIP. N'empêche, M. Audet a tout de suite vu le potentiel de cet espace laissé vacant par la défunte activité industrielle trifluvienne.

«À l'époque, nous avons vu les maquettes et nous avons vu le potentiel du site, au confluent de deux cours d'eau importants. Nous étions attirés et, en même temps, nous nous disions: ça va prendre des méchantes manifestations pour attirer les gens! Mais on a pris le pari. On a fait confiance à la Ville. On s'est dit: on prend le pari et on vit l'expérience. Ensuite on verra. Aujourd'hui, nous sommes plus que récompensés par ce qu'on voit. Je suis convaincu que notre pari était le bon.» 

«Là on voit que notre confiance était drôlement bien placée. Nous avons mis de l'argent derrière ça», rappelle M. Audet, en mentionnant qu'il partage la fierté du maire Yves Lévesque pour cette nouvelle infrastructure culturelle.

«J'ai plus que confiance pour l'avenir de l'Amphithéâtre Cogeco, je suis très emballé», conclut M. Audet avec une joie manifeste.

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