Élection partielle dans le district de Châteaudun: Luc Tremblay élu

Luc Tremblay, ici en compagnie de sa conjointe... (PHOTO: ANDRÉANNE LEMIRE)

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Luc Tremblay, ici en compagnie de sa conjointe Madeleine Hébert, a remporté avec une forte majorité l'élection partielle dans le district Châteaudun.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Luc Tremblay. C'est un nom auquel les électeurs du district de Châteaudun devront s'habituer, puisque l'homme les représentera désormais à l'hôtel de ville de Trois-Rivières. Dimanche, M. Tremblay a été élu par 267 voix sur son plus proche rival, l'actuel président du conseil d'administration de la Corporation des événements, Roger Picard.

Dimanche, entre 10 h et 20 h, 1602 électeurs (incluant les 384 personnes qui ont voté lors du vote par anticipation) se sont déplacés pour exercer leur droit de vote. De ce nombre, Luc Tremblay a obtenu 889 votes, Roger Picard 622 et, le troisième candidat en lice, Pierre-Benoît Fortin, 79 votes. Notons que 12 bulletins ont été rejetés. Ainsi, un peu plus de 23 % des électeurs du district se sont présentés derrière une table de scrutin, loin du 40 % que le président des élections, Me Gilles Poulin, espérait.

Le nouveau conseiller municipal, qui s'assoira dans le siège du défunt Jean Perron, était évidemment très heureux du résultat. D'autant plus qu'il travaillait au sein d'une petite équipe et que, à son avis, le candidat Picard bénéficiait de l'appui du maire Yves Lévesque.

«Je savais que ce serait une élection serrée, difficile, comme je savais que M. Picard était le choix du maire, donc le travail était encore plus ardu. J'ai travaillé fort et j'ai gagné ça à la sueur de mon front.»

Envisage-t-il donc avec une certaine inquiétude son entrée à l'hôtel de ville, considérant que le poulain du maire n'a pas passé l'étape du suffrage universel? «Pas du tout», répond d'emblée le principal concerné. «Je suis un gars bien ouvert. Je ne suis pas un anti-Picard, comme je n'aurais pas été dans la gang des sept. Je suis Luc Tremblay, je vais défendre mes opinions. Si ça rejoint les opinions du maire, tant mieux, si ça ne les rejoint pas, ça va être la même chose, ils vont quand même avoir mon opinion.»

Déjà, le nouveau conseiller compte porter certains dossiers prioritaires sur la table de travail de l'hôtel de ville, et ce «avec enthousiasme». Entre autres, le dossier de la fluoration de l'eau potable à Trois-Rivières sera l'une des pierres d'assise de son action politique.

«Les gens m'ont beaucoup parlé du fluor dans l'eau. S'il n'est pas trop tard, c'est sûr que je vais revenir avec ce sujet-là, parce que j'en ai entendu énormément parler», assure-t-il.

Son autre cheval de bataille? «La baisse des taxes et la diminution de la dette», souligne-t-il. «Ce sont les deux gros points sur lesquels il faut travailler fort.» Visiblement, si M. Tremblay ne sait pas pour l'heure sur quel comité il souhaiterait siéger, une prérogative du maire Lévesque, il avoue son penchant naturel pour les dossiers à saveur économique.

L'Amphithéâtre Cogeco pourrait aussi faire partie des sphères où M. Tremblay ne rechignerait pas à travailler. D'entrée de jeu, il estime que cette infrastructure, «ç'a coûté bien cher». Cela dit, alors qu'on procédait en même temps que le vote à une journée portes ouvertes à l'Amphithéâtre, le conseiller municipal préfère regarder le futur et travailler sang et eau pour que «ça fonctionne».

«Maintenant, il faut regarder en avant. Il faut s'arranger pour que l'Amphithéâtre soit rentable, qu'il fasse la job qu'il est supposé faire, c'est-à-dire donner une visibilité, amener des retombées. C'est là-dessus qu'il faut qu'on travaille. Faut arrêter de regarder en arrière, il est trop tard. L'Amphithéâtre, faut en faire quelque chose de bien et travailler à ce que ça soit le plus rentable possible», répète-t-il.

Plusieurs électeurs rencontrés devant le bureau de scrutin ont espéré que celui qui remplacera Jean Perron marche sur le même chemin que le défunt conseiller. «Je présume que le prochain va poursuivre dans la même veine que M. Perron. C'est ce que je souhaite. M. Perron, on avait un bon monsieur», note la citoyenne Lise Sauvageau en sortant du bureau de vote.

Luc Tremblay, qui a tenu à rendre hommage à son défunt beau-frère, estime cependant qu'il ne chaussera pas ses souliers. Il compte apporter sa propre couleur autour de la table du conseil de Ville.

«Je ne veux pas faire la continuité de Jean Perron, je veux faire la job de Luc Tremblay. Luc Tremblay s'est présenté parce que c'est un gars qui s'implique depuis quinze ans dans l'Association des résidents de Châteaudun, c'est un gars qui aime s'impliquer. C'est sûr qu'on est dans la même lignée, je connais bien Jean, c'était mon beau-frère, mais je veux faire ma place», indique-t-il.

Notons que dans le camp de Roger Picard, son organisateur de campagne, Michel Lampron, s'est contenté de signaler que «c'est la démocratie qui s'est exprimée».

Un jour triste pour la démocratie

Le président des élections à Trois-Rivières, Me Gilles Poulin, n'a pas caché sa déception sur le faible taux de participation. À 23,45 %, ce dernier estime que le 12 juillet 2015 «n'est pas un bon jour pour la démocratie. Une élection avec un pourcentage faible...»

Selon Me Poulin, plusieurs facteurs expliquent ce faible taux de participation. Certainement, une élection partielle est moins populaire qu'une élection générale, où les citoyens sont appelés à choisir et un conseiller, et un maire. Qui plus est, la période estivale n'est certes pas propice au débat politique. Selon Me Poulin, les électeurs ont davantage la tête aux vacances qu'aux élections. «Le timing à ce temps-ci de l'année n'est pas bon, les gens sont au chalet, ils sont en vacances...»

Prochaines étapes

La prochaine séance du conseil municipal de Trois-Rivières aura lieu le 17 août prochain. Les candidats défaits dans Châteaudun ont jusqu'à jeudi à 23 h 59 pour demander un nouveau comptage judiciaire. «Ce n'est pas automatique. Il faut que le candidat défait convainque un juge de la Cour du Québec qu'il y a eu fraude», précise Me Poulin. Dans le cas contraire, vendredi matin, Me Poulin émettra une proclamation à M. Tremblay confirmant son élection. Ensuite, il sera assermenté, étape ultime pour que le nouveau conseiller puisse siéger à la séance du 17 août.

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