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Commentaires du président de Delastek: des propos malheureux, déplore Michel Angers

Claude Lessard, président de Delastek.... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Claude Lessard, président de Delastek.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le maire de Shawinigan, Michel Angers, ne s'attendait certainement pas à ce que Claude Lessard déverse son fiel sur sa ville pour expliquer le conflit de travail qui s'éternise chez Delastek. Bien qu'il déplore les derniers propos du président de l'entreprise, il espère qu'ils ont été exprimés sous le coup de la frustration et qu'ils dépassaient sa pensée.

Dans notre édition d'hier, M. Lessard opinait que Shawinigan n'était «pas la meilleure place pour investir, pour développer, pour faire de la production», qu'il s'agit du «berceau du syndicalisme» et qu'il «ne recommande pas à grand-monde de venir s'établir ici».

M. Angers assure ne pas avoir cherché à entrer en communication avec le président de Delastek hier. Il comprend que le dirigeant se retrouve dans une situation très tendue, ce qui n'excuse quand même pas des propos très lourds de sens venant d'un homme d'affaires de l'envergure de Claude Lessard.

«Je considère que Shawinigan est toujours une ville extrêmement accueillante, qui se démarque de plus en plus, qui travaille extrêmement fort pour réussir sa reconversion économique», commente le maire. «D'ailleurs, Delastek fait partie de cette reconversion. Je ne me mêlerai pas de leurs relations de travail, mais c'est toujours malheureux qu'on mentionne que la ville de Shawinigan n'est pas un bon endroit pour investir. Je pense que nous avons fait la preuve, hors de tout doute, qu'on fait bien les choses.»

«Nous sommes cités en exemple à plusieurs endroits au Québec», enchaîne-t-il. «J'ai encore des appels de gens qui veulent débarquer ici, voir ce qu'on est en train de faire en terme de reconversion, voir comment notre communauté entrepreneuriale fonctionne. Nous avons toujours eu une excellente collaboration avec Claude. Possiblement qu'en raison de la situation actuelle, il a laissé aller ces commentaires. Mais je n'accepterai jamais que quelqu'un mentionne que Shawinigan n'est pas une place accueillante.»

Rappelons que les syndiqués de l'entreprise Delastek, un sous-traitant de Bombardier qui se spécialise dans l'habillage intérieur des cabines de pilotage, ont déclenché la grève le 1er avril dernier. La juridiction de certaines tâches se retrouve au coeur du conflit. Une rencontre de conciliation est prévue demain.

Cette grève a déjà procuré son lot d'émotions. M. Lessard aurait été impliqué dans une bousculade sur la ligne de piquetage. Il martèle que les syndiqués ne retrouveront pas tous leurs fonctions après le conflit. La dernière déclaration du président de Delastek donne un nouvel indice du degré de tension atteint après trois mois de négociations infructueuses.

«J'ose espérer que ses paroles ont dépassé sa pensée», souffle M. Angers. «Nous avons toujours travaillé extrêmement fort avec Delastek, nous avons toujours été très à l'écoute, j'ai participé à chaque annonce, la Ville de Shawinigan a contribué. Je pense que je vais mettre ces déclarations sous le coup de la frustration de la négociation actuelle.»

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