Centre-ville de Trois-Rivières

Des terrasses bientôt aux étages?

Le propriétaire du bar Le Manhattan souhaite installer...

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Le propriétaire du bar Le Manhattan souhaite installer une terrasse en hauteur, comme le montre ce croquis. Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, estime qu'il s'agit d'une bonne idée qui pourrait permettre d'utiliser les étages souvent vides des bâtiments du centre-ville.

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(Trois-Rivières) Devant les locaux souvent vides des étages des bâtiments du centre-ville de Trois-Rivières, le maire Yves Lévesque souhaite que les commerçants et propriétaires puissent les exploiter notamment en y aménageant des terrasses en hauteur. Le conseil municipal a d'ailleurs adopté lundi soir un règlement sur l'occupation du domaine public, lui donnant le pouvoir de légiférer au sujet des terrasses situées aux étages des bâtiments du centre-ville.

Yves Lévesque appuie le projet du propriétaire du bar Le Manhattan, Daniel Gosselin, qui consiste à construire une terrasse à l'étage du bâtiment situé à l'angle des rues des Forges et Notre-Dame avant de finalement convertir son commerce en resto-bar. Cette terrasse d'environ trois mètres de large pourrait accueillir jusqu'à 120 personnes. Selon l'estimation du propriétaire des lieux rapportée par Radio-Canada Mauricie, cette nouvelle installation ferait doubler le nombre d'employés, passant de 20 à 40.

«Je suis favorable à 100 %», a souligné le maire lundi soir en marge de l'assemblée publique du conseil municipal. «Le problème de notre centre-ville n'est pas dans le bas des bâtiments, c'est dans le haut. Les bâtiments ont trois étages au centre-ville. Et les deuxièmes puis les troisièmes sont vides. On a deux choix. On se ferme les yeux sur la réalité ou on s'adapte. [...] Lorsque les gens ont des idées et sont prêts à investir en respectant le patrimoine, c'est sûr qu'on regarde sérieusement.»

La Ville s'est déjà adaptée dans le passé lorsqu'elle a permis l'installation des terrasses sur les trottoirs, estime le maire. «Dans le temps, il n'y avait pas de terrasses au centre-ville. Sans elles, tous les commerces vont fermer. On sait que la période la plus achalandée, c'est l'été», a ajouté le maire. «Présentement, les étages ne sont pas viables. Lorsque ce n'est pas viable pour un propriétaire d'entreprise, il ne rénove pas.»

Le premier magistrat cite en exemple le restaurant pub O'Centro. Le bâtiment où il se trouve a été rénové ces dernières années et une terrasse couverte y a été aménagée à l'étage. «C'était un bâtiment patrimonial en pierre [aujourd'hui en briques] et on l'a modernisé tout en conservant son cachet», a ajouté le maire en indiquant que la rentabilité du restaurant repose beaucoup sur la nouvelle terrasse à l'étage. «Si les étages étaient pleins, on n'en parlerait pas. Mais nos étages ont un problème.»

«Il faut écouter les gens d'affaires. Ils connaissent la tendance. Et la tendance, c'est le marché», a précisé Yves Lévesque en affirmant que la Ville aura des exigences sévères notamment en ce qui concerne les matériaux utilisés pour construire ce type d'installations.

Afin de rendre possible des projets comme celui du propriétaire du bar Le Manhattan, la Ville a procédé à une modification réglementaire. Afin de permettre l'installation de terrasses sur les trottoirs, la Ville avait dû à l'époque effectuer les mêmes types de modifications. «Nous avions fait la même chose pour les terrasses au niveau du sol. Chaque fois que ça touche le domaine public, ça prend une entente spécifique», a expliqué M. Lévesque.

Le président du Comité consultatif d'urbanisme à la Ville de Trois-Rivières, le conseiller du district Sainte-Marguerite, Pierre A. Dupont, a affirmé que les membres de ce comité composé d'élus, de citoyens et de fonctionnaires, souhaitent l'élaboration «d'une vision pour le futur», en ce qui a trait aux terrasses en hauteur.

Le conseiller, qui a avoué être favorable au projet du Manhattan, a indiqué également que ce comité a manifesté certaines préoccupations, notamment au sujet des matériaux utilisés, des couleurs choisies, de la faisabilité de la construction et de l'aspect esthétique de la structure. «On ne voulait pas de piliers au sol», a-t-il noté en précisant que le cadre réglementaire devra être élaboré par le conseil municipal. «Chaque projet sera étudié de façon indépendante.»

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