CERAS à l'UQTR: le projet visait à favoriser le recrutement

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La maquette du projet CERAS de l'UQTR.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le projet de Centre d'excellence régional académique et sportif (CERAS), abandonné par l'UQTR récemment pour cause d'importantes restrictions budgétaires dans le secteur de l'éducation, était un projet de plus de 46 millions $ qui aurait généré des revenus de 1 426 028 $ et des dépenses estimées à 1 042 843 $ soit un surplus annuel de 383 185 $ pour l'Université.

Selon un document d'analyse préliminaire du projet, dont Le Nouvelliste a obtenu copie via la Loi d'accès à l'information, le CERAS aurait permis, à moyen ou long terme, d'intégrer de nouveaux programmes d'études comme la physiothérapie et la médecine sportive, en collaboration avec le campus mauricien de l'Université de Montréal et de développer une nouvelle clinique universitaire axée sur les soins aux athlètes.

L'UQTR espérait aussi créer un centre de recherche sur le hockey en collaboration avec la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et offrir la politique des étudiants-athlètes de la LHJMQ au programme académique. Elle voulait aussi offrir aux athlètes de la LHJMQ l'alternative universitaire dans l'après-carrière de joueur de hockey.

En fait un des objectifs principaux poursuivis par l'UQTR, avec le CERAS, était de conserver les étudiants-athlètes en région et d'attirer des candidats potentiels de l'extérieur.

Le document mentionne que plusieurs étudiants de niveau collégial se dirigent vers Montréal ou Québec afin d'évoluer pour les équipes de ces régions et augmenter ainsi leurs chances d'être diplômés de l'Université Laval ou de l'Université de Montréal. Cela est surtout vrai en ce qui a trait aux disciplines qui ne sont pas offertes à l'UQTR, mentionne le document.

Ce dernier précise qu'il est donc «difficile de recruter à Montréal et Québec», mais qu'il existe néanmoins de «bonnes possibilités dans les autres régions du Québec».

Le projet de l'UQTR comportait non seulement une glace aux dimensions de la LNH de 500 places assises et de 26 loges, mais aussi une glace de mêmes dimensions de 350 places et deux plateaux de style dojo, pour les sports de combat, en plus d'espaces commerciaux. Tout cela portait le projet à 46 445 997 $.

L'UQTR a comparé le CERAS à d'autres projets, notamment l'amphithéâtre de Sainte-Marie-de-Beauce et l'aréna et pavillon de service de l'Université du Québec à Chicoutimi, ainsi qu'à des projets similaires dans la région métropolitaine.

La tarification des glaces du CERAS aurait été comparable à celle des arénas municipaux, soit entre 142 $ et 183 $ de l'heure avec possibilité de hausse jusqu'à 250 $.

L'UQTR aurait tiré ses revenus principaux des locations de glace scolaires, municipales, communautaires, commerciales ainsi que du loyer des dojos, du casse-croûte, d'une boutique ainsi que des publicités et commandites. La Ville de Trois-Rivières avait à elle seule exprimé un besoin de 58 heures de glace par semaine à raison de 34 semaines par année.

Le CERAS aurait été situé dans l'espace boisé derrière l'actuel centre sportif (CAPS), tout près de l'Avenue Gilles-Boulet, sur le campus.

On se rappellera que la communauté universitaire avait fait pression sur le conseil d'administration, il y a quelques mois, pour ne pas mettre ce projet de l'avant. Soumise à d'importantes compressions budgétaires par le gouvernement Couillard, l'UQTR arrive difficilement à boucler son budget. D'ailleurs, ce n'est qu'en septembre qu'on saura si l'administration réussira ou non à présenter un bilan financier équilibré pour l'année 2014-2015.

Le 9 mars, le Comité de régie universitaire de l'UQTR a donc décidé de mettre le projet de CERAS sur la glace.

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