La construction de la caserne est débutée sur le boulevard des Chenaux

C'était jour de pelletée de terre pour la... (photo: Stéphane Lessard)

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C'était jour de pelletée de terre pour la construction de la caserne 1 sur le boulevard des Chenaux à Trois-Rivières. Sur la photo, on y voit Dany Cloutier, directeur adjoint au service des incendies, Yves Lévesque, maire de Trois-Rivières et Guy Daigle, conseiller municipal.

photo: Stéphane Lessard

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Jonathan Cyrenne
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La construction de la nouvelle caserne du service des incendies de Trois-Rivières est amorcée sur le boulevard des Chenaux à Trois-Rivières, près de l'Institut secondaire Keranna. Elle devrait être opérationnelle dès la fin du mois de septembre. Les travaux coûteront 3,29 millions de dollars, soit 800 000 $ de moins que les estimations.

Au total, 29 pompiers, soit seize permanents, douze temporaires et un chef, travailleront dans le nouveau bâtiment. La ville de Trois-Rivières comptera 153 pompiers pour l'ensemble de son territoire. La mise en fonction de la caserne 1 signifiera la fin du système de policiers-pompiers à Trois-Rivières. «Ce n'était pas évident, étant une des seules grandes villes à avoir ce système, d'embaucher des policiers puisqu'ils devaient aussi avoir une formation en prévention des incendies», rappelle le maire Yves Lévesque. 

Par ailleurs, la nouvelle caserne sera spécialisée en matières dangereuses, un élément manquant au schéma de couverture de risques en sécurité incendie. Des équipements devront être achetés prochainement, afin d'assumer ce mandat. «Il y aura des équipements spécialisés, des habits encapsulés, pour être capable d'intervenir plus efficacement lors d'une intervention en présence de matières dangereuses, comme le chlore et l'ammoniac. On pourra aussi offrir un certain soutien aux entreprises», mentionne Dany Cloutier, le directeur adjoint au service des incendies. L'édifice sera aussi construit afin de pallier les besoins éventuels de l'aéroport. «C'est important d'avoir une caserne pour desservir le secteur aéroportuaire trifluvien. Les portes seront plus grandes pour accommoder des équipements. La journée où nous aurons des vols de transports de passagers, des exigences plus grandes, on sera prêt. Il faut toujours être visionnaire, prévoir ce qui peut arriver dans une dizaine d'années», affirme le premier magistrat. Au département du service des incendies, on soutient que l'endroit sera parfait. «C'est certain que la proximité de l'aéroport sera facilitant. On est à élaborer le projet, on a beaucoup de travail de fait», mentionne M. Cloutier.

L'emplacement a également été choisi afin de respecter l'exigence de la proximité de huit kilomètres du secteur des Vieilles-Forges. Une promesse électorale avait, d'ailleurs, été faite aux gens de ce secteur de construire une caserne à proximité. Pour le maire de Trois-Rivières, il ne faut toutefois pas s'attendre à ce que les primes d'assurance de citoyens soient à la baisse «puisqu'il est très rare que les compagnies d'assurances réduisent leurs coûts». 

En ce qui a trait au budget de fonctionnement pour la caserne, il devrait avoisiner les 2,5 millions de dollars. «C'est approximatif, ces sommes incluront l'amortissement, le remboursement des intérêts et les salaires. On parle de deux millions et demi à trois millions de dollars, environ», explique le maire Lévesque. 

La construction du bâtiment se fera par l'entreprise nicolétaine Construction G. Therrien. La Ville avait fait savoir en février dernier que l'investissement sera payé comptant à même la taxe sur l'essence. Rappelons que le gouvernement provincial a refusé d'injecter des sommes pour la construction de cette nouvelle caserne, jugeant le projet non prioritaire, malgré le fait qu'elle était requise par le schéma de couverture de risques. Il s'agissait de la dernière infrastructure requise en matière de sécurité incendie. 

Pour l'ensemble de la ville, le budget relié à ce schéma sera de 15 millions de dollars annuellement. Fait à noter, les autorités régionales ont l'obligation, par la Loi sur la sécurité incendie, d'établir un schéma de couverture de risques, en conformité avec les orientations du ministère de la Sécurité publique. Auparavant, les municipalités étaient assujetties à des poursuites judiciaires. «Souvent, lorsqu'il y avait des incendies, les compagnies d'assurances essayaient de trouver des failles afin que la Ville soit dans l'obligation de payer les dommages», conclut le maire.

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