Un appel à la générosité pour un Latuquois qui a subi deux amputations

Gaétan Pouliot et Karine Hémond espèrent trouver les... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Gaétan Pouliot et Karine Hémond espèrent trouver les 1200 $ manquants pour acheter un vélo à mains.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Gaétan Pouliot n'a pas du tout envie de faire pitié. Ce qu'il veut, c'est recommencer le plus vite possible à faire du sport, comme il en avait l'habitude avant d'être amputé aux deux jambes. Il rêve depuis un moment de pouvoir se procurer un vélo à mains.

Sa conjointe, Karine Hémond, tente depuis plusieurs mois de mettre la main sur l'argent nécessaire pour pouvoir lui offrir en cadeau, mais elle a dû se tourner vers le grand public.

«C'était censé être une surprise. Je suis un peu déçu. On a amassé plus de la moitié de la somme, mais on n'y arrivait pas», lance Mme Hémond.

À la base le vélo à mains devait être un cadeau pour Noël 2014. Comme le financement plafonnait, Karine Hémond a décidé de se tourner vers la générosité du public en lançant un appel à tous sur Facebook afin de trouver les 1200 $ manquants.

«Il rêve de se procurer un vélo à mains, disponible au centre Viger à Montréal au coût de 2800 $. Depuis un an, dans le plus grand secret, avec de précieux collaborateurs pour pouvoir lui faire la surprise, nous avons amassé près de 1600 $. Il nous est impossible pour l'instant d'en faire plus, alors je vous lance un appel à vous», explique-t-elle sur les réseaux sociaux.

Gaétan Pouliot est atteint de diabète depuis l'âge de 11 ans, il en a maintenant 54.

«Ça fait 43 ans que je fais du diabète. Naturellement, ça vient souvent à des amputations, mais pas à mon âge», lance-t-il.

En 2009, le Latuquois s'est blessé à une jambe, les médecins ont essayé de guérir la plaie, mais en vain. Ils ont dû procéder à l'amputation de la jambe gauche en septembre. S'en est suivi toute une période de réhabilitation, et quelques années plus tard, le scénario s'est répété. Gaétan Pouliot s'est blessé à la jambe droite cette fois.

«En 2012, j'ai encore eu une plaie. La gangrène a commencé à gruger l'os. Ils voulaient guérir cette plaie-là, mais par expérience, je savais qu'elle ne guérirait pas alors ils m'ont coupé la jambe en 2012. C'est ce qui m'a amené à la double amputation», raconte M. Pouliot.

Le Latuquois est retourné pour une deuxième fois au Centre de réadaptation InterVal pour la réhabilitation et apprendre à marcher avec les prothèses.

Il est évident que la vie a changé du tout au tout. L'homme qui avait travaillé pendant 30 ans au Centre hospitalier de La Tuque a été déclaré invalide. Il était désormais impossible pour lui de faire tous les sports qu'il pratiquait.

«Avant les amputations, j'étais très sportif. J'ai fait du vélo de montagne, du vélo de route, badminton, football, j'entraînais au basket-ball. Je ne m'ennuyais pas.»

«Les prothèses font des ampoules, ça nous blesse. On retourne en chaise roulante pour laisser guérir les plaies. Je ne peux pas rester longtemps debout. Ça change une vie. J'étais actif et j'avais de la misère à m'asseoir sur mon derrière. J'ai eu beaucoup de difficulté avec ça. Il a fallu que je cesse la plupart de mes activités sportives», explique Gaétan Pouliot.

Il a bien tenté de rouler à vélo à nouveau avec celle qui partage sa vie depuis 2013, mais les essais se sont révélés un échec.

«J'ai essayé d'en faire l'an passé une fois. J'ai perdu mes prothèses, je suis tombé par terre, ça ne marchait pas. Le vélo à mains me permettrait de recommencer à faire de l'activité physique et de sortir de la maison.»

Un accessoire qui devient de plus en plus essentiel tant pour la santé physique que mentale selon le principal intéressé. «Au centre InterVal, il y avait des vélos à bras. J'étais allé en voir un l'an passé, le moins cher est à 2800 $. Je n'ai pas les moyens.»

C'est à ce moment que les démarches se sont mises en branle. Sa conjointe, Karine Hémond a fait appel à une complice, Nancy Thibodeau, qui a amassé 1000 $ auprès du personnel du Centre de santé de La Tuque. La chorale Brise du Nord, et le club Lions ont aussi fait leur part en amassant chacun 300 $. Maintenant, c'est l'aide du public qu'elle demande.

«J'aimerais tous les remercier, mais surtout la plus importante c'est-à-dire mon amour Karine pour ce qu'elle fait pour moi», a souligné Gaétan Pouliot. Il est possible de faire un don par Internet au www.gofundme.com/y9p3rs.

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