Rivière Saint-Maurice: le débit sera assuré par Hydro-Québec le week-end

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Hydro-Québec a accepté d'assurer un débit lors des fins de semaine, ce qui permettra aux plaisanciers de naviguer sans entraves sur la rivière Saint-Maurice jusqu'à La Tuque.

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(Trois-Rivières) Les plaisanciers pourront naviguer sur la rivière Saint-Maurice sans difficultés le week-end entre le barrage Grand-Mère, à Shawinigan, et celui de La Tuque. Après des années de négociations avec la Corporation de développement de la rivière Saint-Maurice, Hydro-Québec a accepté d'assurer, cet été du moins, un débit les fins de semaine, une décision saluée par les maires des villes concernées.

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Lucie Roy, conseillère en relations avec le milieu pour Hydro-Québec. 

Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

Le débit de la rivière Saint-Maurice sera donc de 440 m3 par seconde au barrage de La Tuque ce qui fera augmenter le niveau de l'eau afin de permettre aux plaisanciers de naviguer sans entraves. Cette mesure sera appliquée lors des fins de semaine, du 1er juillet au 15 septembre. Par conséquent, le niveau du réservoir blanc devrait varier de 50 cm par week-end. Hydro-Québec ne connaît pas l'impact que cette mesure aura sur les usagers du réservoir blanc ainsi que sur la faune et la flore de ce secteur utilisé par des pourvoiries. Lucie Roy, conseillère en relation avec le milieu à la société d'État soutient que la première année de ce projet à l'essai permettra notamment d'évaluer la situation.    

Ingénieur en planification de la production à Hydro-Québec, Rémi Robbe indique que la rivière Saint-Maurice est une des rivières du Québec les plus complexes à gérer pour la société d'État. Du réservoir Gouin au fleuve Saint-Laurent, Hydro-Québec exploite onze centrales sur neuf sites de production. De plus, la majorité des centrales n'ont pas de réservoir, ce qui complexifie la mission première de la société d'État qui est de garantir de l'électricité aux Québécois. 

Lucie Roy insiste sur le fait que cette nouvelle mesure sera évaluée à la fin de la saison afin de connaître ses impacts sur le contrôle des réserves d'eau. De plus, elle indique que la demande déposée cette année par la Corporation est très différente de celle exprimée précédemment. Rappelons que la Corporation souhaitait avoir un débit réservé de 450 m3 par seconde à tous les jours de l'été. Or, cette demande était impossible à réaliser, affirme Hydro-Québec. «La demande déposée cette année est bien différente que celle déposée antérieurement», précise Mme Roy qui ajoute que la nouvelle demande était beaucoup plus réalisable pour Hydro-Québec. «La nouvelle demande minimise les impacts, ce qui nous amène à faire une année d'essai pour favoriser la navigation sur la rivière Saint-Maurice.»    

La nouvelle fait sourire le maire de La Tuque, qui malgré qu'il soit à l'extérieur de la région, a assisté à une réunion avec Hydro-Québec mardi matin par conférence téléphonique. 

«C'est une très belle ouverture de la part d'Hydro-Québec, et évidemment, j'en suis très satisfait. Ce n'est pas juste moi en fait, tout le monde est satisfait de cette décision et je pense qu'on va avoir une belle collaboration avec Hydro-Québec pour cet été», lance le maire de La Tuque, Normand Beaudoin.

«On va voir comment tout ça va aller, et on va faire un bilan à la fin du mois de septembre pour voir s'il y a des améliorations à faire, mais je pense que c'est très positif pour le futur», a-t-il ajouté. 

De son côté, le maire de Shawinigan, Michel Angers, soutient que la décision d'Hydro-Québec est «un pas de géant» dans la bonne direction. «Hydro-Québec a compris que le développement de la navigation est extrêmement important pour nos communautés», a indiqué le maire de Shawinigan qui affirme que son homologue de La Tuque en a fait au cours des dernières années «son cheval de bataille». 

En terminant, Hydro-Québec a toutefois refusé la demande de la Corporation de développement de la rivière Saint-Maurice en ce qui concerne la limitation des variations quotidiennes de débits. Rémi Robbe soutient que plusieurs facteurs impondérables, comme de fortes pluies et des bris mécaniques aux centrales, peuvent faire varier le débit soudainement et sortent du contrôle d'Hydro-Québec.

Avec la collaboration d'Audrey Tremblay

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