Ottawa investit 16 millions $ au port de Trois-Rivières

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Le président-directeur général de l'Administration portuaire de Trois-Rivières, Gaétan Boivin, le ministre Denis Lebel, et le président du conseil d'administration de l'APTR, Cléo Marchand.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ils étaient nombreux, dimanche, au port de Trois-Rivières, à venir entendre le ministre de l'Infrastructure, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales, Denis Lebel.

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Les travaux incluront la reconstruction du quai numéro 13, ainsi que la construction d'installations d'entreposage intérieur.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Une soixantaine d'invités de marque, parmi lesquels Jean D'Amour, ministre délégué aux Transports et à l'Implantation de la stratégie maritime du Québec, Julie Boulet, Jean-Denis Girard, Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour, Martin Saint-Pierre de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan.

Autant de gens venus applaudir un investissement du gouvernement fédéral de 16,27 millions $ pour optimiser la capacité et l'efficacité du port. Sur le parterre du hangar numéro 11, deux absences remarquées: le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, et le député de Trois-Rivières, Robert Aubin.

D'abord le projet. Avec les sommes investies, l'Administration portuaire de Trois-Rivières (APTR) entreprendra enfin, après des années d'attente, la reconstruction du quai numéro 13, la construction d'une rampe à chargement horizontal au quai numéro 10 et la construction d'entreposage intérieur au quai numéro 19, ainsi qu'aux hangars 24 et 25.

Autant d'améliorations qui permettront d'augmenter de plus de 40 % l'espace d'entreposage extérieur à quai, alors que la capacité d'entreposage intérieur pour le vrac solide sera bonifiée de 65 000 tonnes métriques d'ici 2016.

«Les nouvelles installations pourront recevoir une multitude de projets et seront en mesure de traiter tout type de trafic: du vrac solide et liquide, des marchandises générales, du transport hors-normes et du transport semi-remorques, et ce, tant au niveau du commerce national qu'international», se réjouit le président-directeur général du l'APTR, Gaétan Boivin.

Le gouvernement du Canada financera jusqu'à 50 % des coûts admissibles pour ce projet, somme tirée du Fonds pour les portes d'entrée et les passages frontaliers. L'APTR sera chargée de couvrir l'autre partie des coûts, évaluée à 16,82 millions $. Le total des coûts du projet s'élève donc à plus de 33 millions $. Quant à lui, le secteur privé devrait débourser près de 15 millions $ pour l'achat de nouveaux équipements au terminal.

Pour le ministre Lebel, les retombées économiques de l'investissement réalisé au port de Trois-Rivières profiteront non seulement à la région, mais également à tout le Québec. «Ça touche ma région aussi [Roberval]. Il y a des projets miniers chez-nous, et la voie de sortie pour le minerai, c'est par Trois-Rivières. Donc ça ne touche pas juste ici. [...] Aujourd'hui je suis fier de me trouver dans un port qui exporte partout, entre autres des éoliennes.» 

Rappelons que le Fonds pour les portes d'entrée et les passages frontaliers est un programme de financement qui vise à améliorer le mouvement des personnes et des marchandises entre le Canada et le reste du monde.

Selon l'APTR, la construction de cette installation multifonctionnelle devrait créer plus de 300 emplois directs et indirects, tandis que l'exploitation permettra la création d'environ 70 emplois.

Des absences remarquées

Si le gratin politique et industriel était bien représenté lors de l'annonce du ministre Lebel dimanche, deux absences furent particulièrement remarquées, soit celles du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, et du député de Trois-Rivières, Robert Aubin. Questionné sur l'absence de ce dernier dans le cadre d'un projet présenté à maintes reprises comme «régional», le ministre Lebel s'est contenté de dire que les invitation étaient faites par l'APTR. «Ce n'est pas moi qui était responsable des invitations, c'est le port qui faisait les invitations», souligne M. Lebel.

En retour, l'APTR s'est plutôt contenté de rétorquer que les invitations avaient été faites par... le cabinet du ministre. «Ce n'est pas le port de Trois-Rivières qui fait les invitations, c'est vraiment l'annonce du gouvernement fédéral, c'est donc le gouvernement fédéral qui était responsable des invitations», avoue le président-directeur général de l'APTR, M. Boivin.

En bout de piste, Robert Aubin, député élu, n'aura jamais été invité, une situation qui laisse un goût amer dans la bouche du principal intéressé. Même s'il se réjouit des investissements qui seront réalisés au port de Trois-Rivières, même s'il applaudit Gaétan Boivin pour sa ténacité, M. Aubin estime que sa présence au hangar numéro 11 aurait été de mise.

«De toute évidence, un ministre qui se déplace pour faire une annonce a tout le loisir d'inviter qui il veut. Ça m'apparaîtrait la moindre marque de respect que de reconnaître le député qui a été choisi par les citoyens dans la circonscription où il va. Ceci étant dit, je pense que c'est davantage une prérogative ministérielle que celle de l'administration portuaire», croit M. Aubin. «Rien n'empêche le ministre Lebel d'inviter un confrère. C'est, à tout le moins, un manque de délicatesse flagrant.»

Il ne nous a pas été possible de rejoindre le maire Yves Lévesque avant publication.

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