AFS: «C'est l'enrichissement global de nos vies personnelles»

Daniela Guio a passé un an à Trois-Rivières.... (Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Daniela Guio a passé un an à Trois-Rivières. Sur la photo, elle est accompagnée d'Aline Lauzier, présidente du comité AFS Trois-Rivières, de sa mère d'accueil Josette Drouin et de René Lauzier, représentant dans les écoles pour AFS Interculturel Canada.

Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

Daniela Guio voulait voir du pays et elle a choisi le Canada. La jeune Colombienne a passé près d'un an à Trois-Rivières pour apprendre le français grâce à l'organisme AFS interculturel Canada, qui présentement, est à la recherche de familles d'accueil.

«On m'avait dit qu'au Canada les gens étaient vraiment gentils et chaleureux», lance d'entrée de jeu Daniela Guio.

C'est d'ailleurs ce qui l'a marqué lors de son passage en sol québécois, en plus de la température polaire de l'hiver dernier. Toutefois, la jeune femme a dû s'adapter aux habitudes alimentaires, au système scolaire, à la langue et au rythme de vie.

«On finit par s'intégrer! C'était vraiment une belle expérience, on apprend beaucoup de choses, on devient plus mature, plus indépendant », soutient-elle.

L'expérience AFS est vécue par des milliers de jeunes de partout dans le monde chaque année dans le but de découvrir une nouvelle culture et une nouvelle langue. Ils débarquent pour environ un an dans une famille d'adoption.

«On fait ça pour le partage, pour l'ouverture. On s'enrichit beaucoup aussi dans cette aventure-là», souligne Josette Drouin, qui accueille des jeunes depuis une dizaine d'années.

Pour les familles d'adoption, la tâche consiste à offrir bénévolement une chambre, la nourriture et tout l'encadrement dont le jeune a besoin, de la même manière qu'elles le font avec leurs propres enfants.

«C'est certain que ça coûte de l'argent recevoir quelqu'un, mais pour ce que ça nous apporte humainement, ce n'est rien», souligne Mme Drouin.

«On connaît la Colombie, pour les vacances et la drogue, mais avec Daniela on a partagé beaucoup plus [] L'alimentation, la culture, la vie, la réalité, ça nous apprend à connaître notre culture aussi. On fait les choses par habitude, mais eux ils posent des questions. Alors là, on est obligé de creuser. On retrouve notre culture parce qu'on doit l'expliquer. C'est l'enrichissement global de nos vies personnelles», ajoute-t-elle.

AFS Canada est d'ailleurs en pleine période de recrutement pour les prochains étudiants qui arriveront le 22 août. Il manque une soixantaine de familles. Pour être un bon candidat, selon Josette Drouin, il faut être ouvert d'esprit, avoir du temps pour l'intégration du jeune et garder en tête que ce sont des adolescents.

«Ils ne sont pas des invités, ce sont des membres de la famille à part entière», précise-t-elle.

Mais avant d'accueillir ces jeunes venus d'ailleurs, les familles doivent se soumettre à un processus de sélection très rigoureux. Il y a les entrevues, la visite des lieux et une enquête de police.

«C'est une chose à partager avec les enfants de la famille aussi. C'est une expérience à vivre dans sa vie», lance René Lauzier, représentant dans les écoles pour AFS Interculturel Canada.

Sa conjointe, Aline Lauzier, présidente du comité de Trois-Rivières soutient pour sa part qu'il y a un avant et un après lorsqu'on s'implique dans ces échanges. Elle se fait aussi rassurante quant à l'encadrement des familles qui reçoivent les jeunes.

«Les gens ne sont jamais laissés à eux-mêmes, les familles ont du support tout le temps. En plus, on est un gros comité avec beaucoup d'expérience», explique-t-elle.

Le comité de Trois-Rivières prend en charge les familles de La Tuque, Maskinongé, Saint- Marc-des-Carrières et Nicolet.

Mais avant d'accueillir la nouvelle cohorte de jeunes, les familles devront dire au revoir aux jeunes qui ont fait parti de leur vie quotidienne cette année. Les 80 étudiants quitteront le Québec le 4 juillet prochain.

«La tristesse et les larmes qu'on a au départ, c'est le prix à payer pour avoir vécu une belle année et avoir quelque chose qui va durer toute la vie», a conclu, Mme Drouin.

Si vous êtes intéressés à devenir une famille d'accueil, vous pouvez contacter Aline Lauzier au 819-372-9002 ou  AFS.org.

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