Collection Robert-Lionel-Séguin: report de la date butoir

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Le Musée québécois de culture populaire a reporté au 30 septembre l'ultimatum lancé à l'UQTR pour la reprise de la collection Robert-Lionel-Séguin.

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Dans le contexte des récents changements à la direction de l'Université du Québec à Trois-Rivières, le Musée québécois de culture populaire a consenti à reporter au 30 septembre la date butoir préalablement fixée au 30 juin, pour que l'Université reprenne possession de la collection Robert-Lionel-Séguin, gérée et abritée par le musée.

Rappelons que plus tôt cette année, las des discussions jugées stériles avec l'UQTR, la direction du musée avait indiqué à l'Université qu'elle avait jusqu'au 30 juin pour reprendre les quelque 22 000 objets de la collection Robert-Lionel-Séguin, une collection qui appartient à l'UQTR depuis 1983, mais dont la gestion a été confiée au musée en 1991. Cette gestion grugeait quelque 140 000 $ annuellement dans le budget du musée, qui réclamait une compensation financière de l'UQTR depuis des années.

De son côté, l'UQTR refusait toute compensation financière, mais proposait plutôt, en décembre dernier, de céder la collection au musée pour la somme symbolique de 1 $. L'institution muséale considérant ne pas disposer du budget nécessaire pour la conservation, l'amélioration, la gestion, l'utilisation et la promotion de la collection, refuse de la prendre.

De là l'ultimatum initial du 30 juin pour que l'Université reprenne possession des 22 000 artefacts entreposés dans la réserve, ainsi que des collections complémentaires, des archives et des bâtiments de la collection installés sur le terrain du musée.

Le «détail» de la somme versée à la veuve de Robert-Lionel Séguin, Huguette Servant, était aussi à considérer dans les négociations. Mme Servant reçoit 65 000 $ par année depuis 1983. À ce jour,l'UQTR a versé plus de 2 millions $ à la veuve, et 150 000 $ seront payables à sa succession lors de son décès.

«Il y a des discussions entre le musée et l'UQTR et entre l'Université et Mme Servant aussi», indique Claire Plourde, responsable des communications au Musée québécois de culture populaire. «Les choses sont plus positives qu'elles ne l'ont déjà été. Toutefois, étant donné tous les changements au niveau de l'UQTR, on a accepté de remettre la date butoir au 30 septembre», ajoute-t-elle.

Du côté de l'Université, on mentionne que «notre but demeure d'en venir à une entente gagnante pour les deux parties, mais également de trouver une façon de mettre en valeur la collection et de la garder dans la région».

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