Le niveau de la rivière Saint-Maurice inquiète

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Le niveau de la rivière Saint-Maurice inquiète entre Saint-Roch-de-Mékinac et La Tuque. On voit ici le quai de La Tuque.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Le maire de La Tuque annonçait dernièrement que la navigation sur la rivière Saint-Maurice allait débuter le 4 juillet prochain. Toutefois ce pourrait être difficile, voire impossible, de le faire entre Saint-Roch-de-Mékinac et La Tuque, à moins que Dame nature se déchaîne ou qu'Hydro-Québec collabore. Le niveau de l'eau est très bas, si bien qu'une partie du quai à La Tuque est dans le sable.

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Le niveau de l'eau est anormalement bas à La Tuque.

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À la marina de Grandes-Piles, le niveau de l'eau n'est pas problématique.

Photo: Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

«Le niveau de l'eau est exceptionnellement bas, il a été bas l'an dernier, mais les petits bateaux pouvaient quand même naviguer, là ce n'est pas possible», soutient le maire de La Tuque Normand Beaudoin.

Encore une fois, on s'en remet à Hydro-Québec qui, selon les intervenants, est la seule à pouvoir fournir un débit d'eau constant.

«Le succès de la navigabilité de la rivière Saint-Maurice est dépendant de la bonne volonté d'Hydro-Québec», réitère le maire de La Tuque.

Des discussions ont été entamées avec la société d'État. Les intervenants ont proposé un compromis qui pourrait assurer une constance pour les plaisanciers.

«La Corporation a eu une réunion avec Hydro-Québec il y a près d'un mois pour leur demander d'avoir un certain niveau d'eau les fins de semaine. On espère 450 mètres cubes à la seconde du vendredi au dimanche et les jours fériés si possible. Ils examinent la situation. On attend après eux», affirme M. Beaudoin.

Il n'est pas le seul à déplorer l'inactivité d'Hydro-Québec. Le directeur général de Tourisme Mauricie André Nollet le fait également avec la même véhémence. «Ils étudient notre demande, c'est la seule réponse intelligente que j'ai eue pour l'instant», ajoute M. Nollet.

Chez Hydro-Québec, on confirme que des discussions sont en cours. La société d'État analyse présentement la nouvelle demande reçue par la Corporation de développement de la rivière Saint-Maurice et un responsable nous a informés que des réponses pourraient arriver dès cette semaine.

Évidemment, si Hydro-Québec refuse, le début de saison pourrait être compromis.

«Il nous faut absolument leur collaboration. Les navigateurs doivent savoir qu'il y a de l'eau de tel jour à tel jour pour ne pas monter à La Tuque et rester pris parce qu'il n'y a pas assez d'eau», soutient Normand Beaudoin.

Le chenal n'est toutefois pas encore ouvert puisque l'installation des règles limnimétriques, qui indiquent le niveau de l'eau de chaque secteur, n'est pas complétée.

«Les règles vont être installées dans la prochaine semaine et tant que les règles ne sont pas installées il n'est pas question de circuler. D'après moi les règles vont être dans le rouge, donc ce sera impossible pour l'instant de circuler en bateau de Saint-Roch-de-Mékinac à La Tuque», a fait remarquer André Nollet.

Ailleurs dans la région, le niveau d'eau est revenu à un niveau acceptable, rien à comparer aux dernières semaines qui ont fait craindre le pire à certains endroits.

«Il y a quinze jours, la situation s'en venait problématique, mais ça s'est replacé. Ça aurait pu être catastrophique, c'était excessivement bas. Présentement, on est à une hauteur acceptable pour naviguer ici», a affirmé Michel Pinard, directeur de la Marina de Trois-Rivières

Toutefois, certains sont quelque peu à l'abri des ces grandes variations, et ils s'en réjouissent.

«Ici, on n'a aucun problème à cause du barrage, mais dépassé le barrage, parfois c'est très bas», avoue Yves Garceau, responsable des médias, marketing et des commandites pour l'école de voile de Grandes-Piles.

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