Le CPE Premier pas étend son expertise à Trois-Rivières

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La directrice générale du CPE Premier pas, Christiane Morin, est entourée de certains enfants de l'établissement de La Tuque.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Le CPE Premier pas de La Tuque a exporté son expertise dans une nouvelle installation à Trois-Rivières. Ce nouvel établissement, qui a ouvert ses portes le 1er juin, a permis la création de 60 places à contribution réduite, dont 40 places seront offertes à des enfants autochtones de la région.

«On est très fier de ce projet-là. On est fier d'amener notre expertise à Trois-Rivières, mais le siège social va demeurer à La Tuque. C'est un projet moderne. On a beaucoup travaillé au niveau de l'ergonomie pour les enfants et les éducatrices. On a travaillé le concept de l'environnement aussi», souligne Christiane Morin, directrice générale du CPE Premier pas.

Après avoir ouvert une unité satellite du Programme préscolaire aux autochtones (PAPA) à Trois-Rivières, les dirigeants du CPE se sont rendu compte que les besoins étaient plus grands.

«C'était beaucoup fréquenté, mais ça ne répondait pas nécessairement aux besoins de service de garde. On a rencontré les gens, on a fait des sondages et on a évalué les besoins», explique Mme Morin.

À partir de là, les démarches se sont enclenchées, jusqu'à l'obtention du financement de 1,1 M$ du gouvernement du Québec, pour cette troisième installation.

La directrice générale avoue franchement que l'ouverture de ce nouveau CPE a été plus simple en raison de leur expérience, leur expertise et du travail acharné de son équipe.

À l'intérieur, on offre des services de garde à 60 enfants, dont 10 poupons. Quelque 15 emplois ont été créés pour des éducatrices et du personnel administratif.

«On favorise l'embauche de personnes autochtones et on va accueillir majoritairement des enfants autochtones. Par contre, le but ce n'est pas d'avoir seulement des enfants autochtones, c'est d'habiter harmonieusement ensemble», soutient Christiane Morin.

Le CPE Premier pas utilise le même programme éducatif que dans tous les centres de la petite enfance. Toutefois, on insère des composantes qui proviennent de la langue et de la culture atikamekw.

La majorité des enfants qui sont arrivés au CPE ou qui y arriveront dans les prochaines semaines ne parlent pas français, il parle plutôt en Atikamekw.

«On travaille aussi dans le sens qu'ils vont probablement fréquenter une école française, on ne peut pas seulement leur parler en Atikamekw. Le CPE dessert aussi toutes les premières nations. C'est un mélange de culture», précise Mme Morin.

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, a souligné, quant à lui, que les services de garde éducatifs à l'enfance jouent un rôle primordial dans le développement des jeunes enfants, en plus d'offrir un soutien considérable aux parents.

«Ils sont des lieux de socialisation et de stimulation qui permettent aux enfants d'être mieux outillés en vue de leur entrée à la maternelle. La nouvelle installation du CPE Premier pas sera aussi un milieu de vie enrichissant favorisant la transmission des savoirs autochtones, avec notamment la présence d'éducatrices autochtones qui y enseigneront leurs langues et leurs cultures», a-t-il mentionné.

Le projet du CPE Premier pas, situé sur la rue Laviolette, dans les locaux d'une ancienne succursale de la SAQ, a remporté le premier prix dans la catégorie économie sociale à l'occasion de la finale régionale du Concours québécois en entrepreneuriat.

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