L'Accorderie de Shawinigan: appel aux retraités et aux aînés

Le projet de recrutement de retraités et d'aînés... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Le projet de recrutement de retraités et d'aînés de l'Accorderie de Shawinigan a été présenté par Geneviève Ricard, agente de développement, Marc Coulombe, président du conseil d'administration, France Cormier, agente de mobilisation pour le projet, et Donat Gingras, membre du conseil d'administration et initiateur du projet.

Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) L'Accorderie de Shawinigan souhaite élargir son bassin de membres en lançant un appel particulier aux retraités et aux personnes aînées en général. Le réseau d'échanges de services vise à faire valoir les ressources de cette tranche de la population dans une optique de partage intergénérationnel en formule gagnant-gagnant.

Créée en 2010, l'Accorderie de Shawinigan compte environ 150 membres et espère en intégrer 150 autres. Le concept des Accorderies est né à Québec en 2002, et actuellement, le réseau en regroupe 13. Plus de 3000 membres proposent plus de 1000 services différents, de l'accompagnement à un rendez-vous à la garde d'animaux en passant par la tenue de livres comptables, le dépannage informatique, le soutien scolaire, l'aide au déménagement ou l'assemblage de meubles.

Les personnes habiles dans la couture, la cuisine, les sports, la musique ou d'autres formes d'art ou d'artisanat peuvent aussi proposer leurs services ou initier d'autres membres à la pratique de leur loisir.

«Lorsqu'on s'inscrit dans une Accorderie, on vous ouvre un compte virtuel dans lequel on dépose 15 heures avec lesquelles vous pouvez acheter des services offerts par d'autres accordeurs. En échange, on vous demande d'offrir au moins un service. Chaque fois que vous rendez service à quelqu'un, vous accumulez de nouvelles heures que vous pouvez ensuite dépenser», explique Geneviève Ricard, agente de développement à l'Accorderie de Shawinigan.

«Une heure vaut une heure pour tout service, peu importe votre métier, votre niveau d'éducation, votre classe sociale. On privilégie la mixité sociale et la mixité des âges, de là la beauté du projet avec les retraités et les aînés», poursuit-elle. Le projet auquel Mme Ricard fait référence se déploie grâce au soutien de la Conférence régionale des élus de la Mauricie, qui y a consacré 38 413 $ dans le cadre de la «Mesure de soutien pour l'amélioration des conditions de vie des personnes aînées».

Ancienne directrice du Centre d'action bénévole de Shawinigan, France Cormier agira comme agente de mobilisation pour présenter l'Accorderie aux retraités et aînés de Shawinigan, de la MRC de Mékinac et d'une partie de la MRC de Maskinongé (Saint-Mathieu-du-Parc, Saint-Boniface, Saint-Élie-de-Caxton et Charrette).

Mme Cormier démystifiera l'initiative lors de trois rencontres publiques prévues le 16 juin à 19 h à la salle communautaire de Saint-Élie-de-Caxton, le lendemain à 14 h à la salle La Source à Shawinigan et le 18 août à 14 h à la bibliothèque de Saint-Tite. L'agente de mobilisation est aussi ouverte à visiter tout autre groupe intéressé. On peut la rejoindre au 819 989-0616.

Le président du conseil d'administration de l'Accorderie de Shawinigan Donat Gingras évoque le vieillissement de la population pour justifier l'importance d'un réseau comme celui qu'il promeut. Il cite des prévisions de l'Institut de la statistique du Québec indiquant qu'en 2031, 26 % de la population de la province sera âgée de 65 ans et plus. Présentement, cette proportion est de 16 %.

«En 2015, à Shawinigan, c'est déjà 26,3 % de la population qui est âgée de 65 ans et plus, et dans Mékinac, c'est même 28,6 %. En 2021, dans seulement six ans, on comptera 31,1 % de personnes de 65 ans et plus à Shawinigan et 34,3 % dans Mékinac», détaille M. Gingras, qui considère que devant cette perspective, «un surplus d'entraide, donnant-donnant, ne sera pas un luxe».

Donat Gingras estime qu'être membre de l'Accorderie peut favoriser le maintien à domicile de personnes plus âgées ayant plus de difficultés à accomplir certaines tâches. Et d'un autre côté, «ce sont souvent ces mêmes personnes âgées qui disposent de temps libre et de nombreuses compétences acquises de longue date, compétences qu'elles seraient fières de partager tout en y voyant un moyen de conserver plus longtemps leur vivacité et leur autonomie».

L'Accorderie de Trois-Rivières boucle son budget pour 2015

Tout comme l'Accorderie de Shawinigan, celle de Trois-Rivières fait partie du réseau québécois de ces regroupements d'échanges de services. Si l'avenir de la ressource de Trois-Rivières n'était pas solidement assuré au début de 2015, ses dirigeants ont réussi à garantir son fonctionnement jusqu'à la fin de l'année.

«Pour 2015, ça va bien. On a été capable de boucler le budget jusqu'au 31 décembre. Entre autres, on a eu l'aide d'étudiants du Collège Laflèche qui nous ont choisis pour faire un travail de session et qui ont organisé un souper-bénéfice pour nous», note Marie-Claude Camirand, la coordonnatrice de l'Accorderie trifluvienne qui réunit plus de 400 membres.

Les demandes de financement gouvernemental ont été envoyées pour 2016, mais devant le contexte de coupes, on doit aussi compter sur la philanthropie et les entreprises privées pour appuyer l'Accorderie qui avait bénéficié du soutien de la Fondation Lucie et André Chagnon pour ses premières années d'implantation.

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