Campus à Drummondville: l'investissement des investissements

Alexandre Cusson, maire de Drummondville.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Alexandre Cusson, maire de Drummondville.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'arrivée prochaine d'un nouveau campus de l'Université du Québec à Trois-Rivières représente, pour la Ville de Drummondville, l'investissement qui aura le plus d'impacts sur elle et même sur le Centre-du-Québec.

C'est l'analyse qu'en a fait, mardi, le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, qui était de passage aux bureaux du Nouvelliste dans le cadre d'une tournée des médias visant à promouvoir les fêtes du 200e anniversaire de sa ville.

«Pour moi, c'est un tournant majeur. C'est extrêmement structurant. C'est un investissement parmi les plus importants», fait valoir le maire Cusson.

«Je peux vous parler d'un centre de données à 125 millions $; je peux vous parler de Soprema qui investit 43 millions $, de Canac qui en met 37 millions $, du Centre Expo où il y a 53 millions $, mais l'investissement qui va vraiment avoir un impact majeur sur notre population, sur le Centre-du-Québec, sur Drummondville, c'est le campus universitaire», croit-il fermement.

«Pour nous, c'est un plus, une cité universitaire. Ça va amener sa part d'activités économiques, d'activités commerciales, c'est en plein centre-ville. Ça va contribuer au développement de notre centre-ville», prévoit le maire.

Alexandre Cusson, qui rencontrait le nouveau recteur intérimaire de l'UQTR, André G. Roy, hier après-midi, justement pour discuter du campus de Drummondville, a aussi soupé avec le maire Yves Lévesque, lundi soir, pour discuter de façon informelle des dossiers communs qui les préoccupent, notamment le développement économique de leur Ville respective.

C'est que Drummondville est passée un peu par le même genre de difficultés vécues par Trois-Rivières et la Mauricie avec la fermeture des grandes entreprises.

«On a décidé à ce moment-là de se diversifier, d'aller davantage vers les PME. C'est un des éléments qui fait que lorsqu'il y a une fermeture ou qu'une entreprise va moins bien, très souvent elle est rapidement remplacée», analyse-t-il. «Nos incubateurs industriels sont remplis. On en bâtit une troisième phase cette année», souligne avec fierté le maire Cusson en indiquant que la localisation géographique de la Ville «est un plus» car 70 % de la population du Québec habite à moins de 90 minutes de Drummondville, indique-t-il.

«En 2014, on a fait 220 millions $ d'investissements manufacturiers pilotés par la Société de développement économique. C'est un record», dit le maire. «À moins d'un revirement, on va battre ce record dès 2015», prévoit-il. «Il n'y a pas de chicanes. Les gens s'unissent et travaillent ensemble.»

«On vient d'attirer le groupe Canac - les quincailleries - qui installe son centre de distribution pour l'ouest du Québec à Drummondville», illustre-t-il en rappelant que sa ville est en bordure des autoroutes 55 et 20. «Ils s'installent dans notre nouvelle vitrine industrielle, la vitrine 55, dans laquelle la Ville a investi cette année 10 millions $», dit-il. Beau problème, «on manque de terrains industriels», signale-t-il au passage.

«On a une fiscalité municipale très concurrentielle. Nos taxes sont basses», ajoute-t-il. «Notre niveau d'endettement est très bas, presque la moitié de ce qu'il est dans des villes comparables.»

«Le projet de l'UQTR est un bel exemple de l'esprit drummondvillois», dit-il. «On est au Centre-du-Québec, la région où le taux de scolarisation universitaire est le plus bas au Québec. Ce n'est pas normal qu'on ne puisse pas se comparer à la moyenne au Québec», estime le maire, une donnée qui sera sûrement améliorée par le campus de l'UQTR croit-il.

Mardi, le cabinet du ministre de l'Enseignement supérieur, François Blais, a confirmé au Nouvelliste que le projet du campus de Drummondville est maintenu, mais «on veut s'assurer que, si l'on est capable de l'améliorer en fonction des recommandations du Vérificateur général, ce soit fait», a indiqué Julie White, responsable des relations de presse au cabinet.

Le maire Cusson rappelle que la Ville n'a pas été blâmée dans ce rapport. «Le projet est en construction. Les chiens aboient, la caravane passe. La construction continue, la structure est montée» et les étudiants vont intégrer le campus en janvier.

Dans un autre ordre d'idée, le maire Cusson reconnaît qu'il aurait fortement souhaité que le Centre-du-Québec ait son propre CIUSSS (Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux) au lieu d'être intégré dans celui de la Mauricie. «On est une région administrative et toutes les régions administratives au Québec ont leur CIUSSS», dit-il. Pour l'instant, le maire demeure aux aguets et entend s'assurer que cette décision n'ait pas de répercussions négatives sur le Centre-du-Québec.

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