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Décès du pompier Maxime Fournier: jusqu'à quel point peut-on prévoir l'imprévisible?

Carl Bouliane, organisateur du Demi-marathon des pompiers.... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Carl Bouliane, organisateur du Demi-marathon des pompiers.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Tout le monde cherche à savoir si une séquence, un détail aurait pu sauver la vie de Maxime Fournier dimanche. Rien ne l'indique pour le moment et le directeur adjoint du service de Sécurité incendie, Carl Bouliane, se demande jusqu'à quel point peut-on prévoir l'imprévisible.

Lui-même un coureur accompli, l'organisateur du Demi-marathon des pompiers a déjà rempli des formulaires de santé avant certaines épreuves. Si l'organisation avait prévu cette précaution en fin de semaine à Shawinigan, le destin aurait-il agi autrement?

Difficile à croire pour le moment, puisque le jeune homme paraissait en excellente condition physique; rien ne semblait le prédisposer à un malaise cardiaque. «Je fais des courses à travers le monde», raconte M. Bouliane. «J'ai à remplir des billets médicaux, qu'il faut envoyer à des organisations, surtout pour des courses très difficiles. Ce sont souvent des questions sommaires. Même avec un billet, il y a des aspects de la course ou de l'effort qu'on ne peut pas contrôler. Le billet ne garantit rien.»

Pour bien se préparer à une épreuve, M. Bouliane fait un lien avec la réalité quotidienne au service de Sécurité incendie. «Nous avons une expression qui dit qu'il faut être ceinture et bretelles», image-t-il. «Nous vivons dans l'urgence et nous nous assurons toujours d'être plus prêts que pas assez. Je dirais à toutes les organisations d'être toujours ceinture et bretelles, car on ne veut pas vivre de telles situations.»

Sans faire un lien direct avec ce qui a pu terrasser le jeune pompier, le directeur du service de Sécurité incendie, François Lelièvre, rappelle que chaque joggeur doit porter attention à ses limites personnelles. «Il faut que le coureur s'écoute», suggère-t-il. «À chaque personne qui vient au demi-marathon de Shawinigan, on leur demande de se dépasser, pas de dépasser quelqu'un à côté. Souvent, on va se donner un défi qui est peut-être trop grand.»

Il s'agit évidemment de l'événement le plus tragique à survenir dans la courte histoire de l'événement. M. Bouliane assure que ce décès n'influencera pas la réflexion sur la pertinence de présenter une septième édition du Demi-marathon des pompiers. Rappelons que près de 1200 coureurs ont participé au rendez-vous de dimanche.

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