Une centaine de nouveaux emplois chez Marmen

«On a un gros besoin dans l'éolienne. Pour... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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«On a un gros besoin dans l'éolienne. Pour 2016 et 2017, ce sera très fort. Ce seront deux bonnes années», fait valoir Vincent Trudel, vice-président à l'exploitation de Marmen.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La croissance du marché de l'éolienne aux États-Unis amène l'entreprise Marmen à mettre sur pied un plan de formation de la main-d'oeuvre à l'interne qui permettra de créer 98 emplois d'ici deux ans et d'atteindre la production de 1000 tours d'éoliennes en 2016, un record pour la compagnie.

Le plan de 1,9 million de dollars, dont 944 000 $ proviennent d'une subvention du gouvernement du Québec, servira à former une trentaine de corps de métier. Les assembleurs, machinistes, soudeurs, inspecteurs, peintres et autres recevront ainsi une formation sur mesure en lien avec les besoins de l'entreprise du secteur de Cap-de-la-Madeleine.

«La faible croissance de l'économie mondiale fait qu'il y a une grande compétition. Il faut se démarquer, avoir une niche. Le succès passe par la spécialisation. C'est la main-d'oeuvre qui fait une différence entre si on gagne et si on perd», déclare Vincent Trudel, vice-président à l'exploitation de Marmen, rencontré lundi lors de l'annonce de ce plan de formation.

La reprise économique constatée aux États-Unis entraîne une demande en besoins énergétiques. Le développement de l'éolienne va amener du travail à l'usine de Trois-Rivières par l'entremise de l'usine de Marmen au Dakota du Sud. «On a un gros besoin dans l'éolienne. Pour 2016 et 2017, ce sera très fort. Ce seront deux bonnes années», fait valoir M. Trudel, dont les prévisions de fabrication de tours d'éolienne sont de 750 en 2015.

M. Trudel rappelle avoir visité de nombreuses usines dans plusieurs pays au fil des années. Ces compagnies utilisent les mêmes équipements, à peu de différence près. Mais au bout de la ligne, c'est la qualité de la main-d'oeuvre qui fait la différence et la formation standard dispensée dans les écoles techniques ne suffit plus à répondre aux exigences de Marmen.

Cette affirmation d'un haut dirigeant de Marmen ne fait pas sourciller Jean-Denis Girard. Le ministre régional rappelle avoir visité de nombreuses entreprises du secteur industriel au fil des derniers mois et il constate que les spécificités de plusieurs d'entre elles rendent impossible l'offre d'une formation spécialisée dans le réseau scolaire. Voilà pourquoi le gouvernement du Québec a décidé d'embarquer dans le projet de Marmen, explique le député de Trois-Rivières.

«C'est pour l'adéquation entre la formation de la main-d'oeuvre et les besoins des entreprises. C'est faire le lien entre la formation plus générale et les entreprises qui doivent se spécialiser pour être compétitives. L'enjeu est d'être le plus compétitif pour avoir des contrats à l'international. Le plan de formation permet à Marmen de poursuivre ses plans de développement. C'est un projet qui stimule le développement économique de la région», mentionne M. Girard, qui était accompagné de Pierre Michel Auger, député de Champlain, pour faire l'annonce de la subvention gouvernementale.

Le plan de formation interne de Marmen consolidera 38 emplois existants en plus de créer près de 100 emplois. L'entreprise a investi énormément dans ses équipements de formation au cours des dernières années, question d'être à la fine pointe des demandes des clients. L'entreprise a d'ailleurs inauguré son école en techniques d'usinage en mai 2014.

Cette attention portée à miser sur des employés qualifiés aide Marmen à se démarquer. 

Selon Vincent Trudel, l'entreprise réussit à ressortir de la compétition en raison d'une réelle volonté de toute l'équipe de développer les affaires de la compagnie. «On a du succès avec des clients qui demandent d'en faire plus. On est proche de nos clients et on doit être prêt à répondre à la demande.»

Marmen compte actuellement 1300 employés dans l'ensemble de ses installations.

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