Colisée au District 55: Lévesque veut forcer la main de Québec

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Le maire de Trois-Rivières, Yves Léveques, souhaite une rencontre avec Québec afin de promouvoir le projet de colisée au District 55 selon un modèle de partenariat public-privé.

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(Trois-Rivières) Alors que la construction du colisée à Trois-Rivières sur le site du District 55 tarde à être autorisée, le maire Yves Lévesque désire tenir une rencontre avec Québec afin de démontrer la vitalité du projet. La Ville souhaite réaliser le projet avec un promoteur privé (PPP), selon le modèle d'un partenariat public-privé, ce qui semble poser problème à Québec.

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Le projet de colisée au District 55 n'a pas encore été autorisé par Québec. 

«Ce que nous proposons, c'est une proposition intéressante pour la Ville et d'avoir l'équipement au moindre coût possible. Pour nous, la meilleure façon de le faire c'est avec un promoteur privé qui construit l'équipement et qu'il a accès à la subvention», affirme le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque. 

Rappelons qu'une subvention de 27 millions $, qui doit couvrir 50 % des coûts du projet, a déjà été approuvée par Québec pour la construction du colisée. Le projet est d'ailleurs toujours «en planification» dans le Plan québécois des infrastructures 2014-2024 de Conseil du trésor. Accordée à l'origine pour le projet piloté par la Ville et la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, le maire indique que Québec n'est pas enclin à reconduire ce soutien financier pour un projet mené par l'administration municipale et un promoteur privé selon la formule du partenariat public-privé. 

«Il n'y a pas un privé qui va construire un colisée de 5000 sièges, il n'y a pas de rentabilité là-dedans. La seule façon d'avoir cette possibilité, c'est que le gouvernement soit ouvert à donner la subvention à l'entreprise privée, à condition que le projet réponde aux besoins en heures de glace de la municipalité», explique Yves Lévesque. 

Trois-Rivières estime que cette formule est la plus avantageuse pour elle. Le maire soutient que le privé n'a pas les mêmes contraintes qu'une municipalité. «C'est prouvé que pour la construction, ça coûte toujours moins cher, car le privé n'a pas les mêmes contraintes. Une municipalité qui va en appels d'offres doit prendre le plus bas soumissionnaire, alors que le privé peut négocier», soutient-il. «De plus, le privé doit payer 100 % des taxes municipales.»

Convaincu qu'il s'agit de la meilleure option financière pour les contribuables, le maire Lévesque entend pousser ce modèle auprès de Québec. «Le scénario le plus rentable pour la Ville, c'est que ça soit opéré par le privé et que la Ville signe une entente de 25 ans pour l'utilisation des heures de glace. Et cette formule fait en sorte qu'au bout de cette période, nous avons eu les heures de glace que nous avons besoin pour notre population et nous avons un colisée avec un potentiel extraordinaire, en même temps de faire 500 000 $ de profit après 25 ans», affirme le maire qui indique que Québec a jusqu'à maintenant refusé de subventionner le privé pour ce projet. «Ça ne nous coûtera rien pour avoir les heures de glace. Nous les payons à l'entreprise privée, mais avec les taxes municipales, nous récupérons ces dépenses.»

Cette formule de PPP coûterait moins cher, soutient le maire, également en raison des conditions de travail des employés d'une entreprise privée qui seraient certainement moins favorables que celles des employés municipaux syndiqués. 

Québec penche davantage pour un colisée entièrement municipal, précise le maire. Selon cette option, la Ville serait propriétaire de l'infrastructure et gérerait les opérations. «Ça fait en sorte qu'au bout de 25 ans, c'est des millions et des millions qui seront engrangés. Ce qui est malheureux, c'est qu'en politique, ce n'est pas toujours la logique qui prime.»

Cette démarche de Trois-Rivières est menée alors que la Ville de Gatineau vient d'abandonner son projet d'amphithéâtre qui devait devenir le nouveau domicile des Olympiques, de la Ligue de hockey junior majeure du Québec. Par ailleurs, le ministère des Affaires municipales a refusé que la subvention de 26,5 millions $ destinée au projet de centre multifonctionnel soit appliquée à la rénovation des arénas de proximité de Gatineau, comme le souhaite la Ville.

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