Le projet domiciliaire au District 55 s'amorce

Le quartier résidentiel du District 55 sortira de... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

Agrandir

Le quartier résidentiel du District 55 sortira de l'imagination et des pelles de Sébastien et David Paris, des Habitations Paris et frères, dès l'automne. Les deux hommes bâtiront des unités unifamiliales sur des terrains vacants vendus par le courtier immobilier Hugo Gaillardetz (à gauche).

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

Colisée ou pas colisée, le District 55 verra pousser sur son terrain vague, dans les prochains jours, un important développement domiciliaire. Les premières pelletées de terre d'une vingtaine de maisons jumelées de type unifamiliale seront creusées dès ce mois-ci, pour mise en vente à l'automne. Résultat d'une entente récemment paraphée entre le Groupe Robin et les Habitations Paris et frères, cette première phase de construction, d'où émergera également, au printemps 2016, une série de 540 à580 portes de condominium de luxe, nécessitera des investissements de 120 millions $.

Le boulevard de la Courtoisie, situé au pied du pont Laviolette, n'aura jamais été aussi dynamique. Et les frères Paris entendent bien maintenir ce dynamisme au cours des prochaines années afin de créer de toute pièce une ville dans une ville, un «espace de vie», comme un «village urbain» 2.0 où les résidents trouveront à un jet de pierre de leur demeure tous les services nécessaires. Et sans utiliser leur voiture s'il-vous-plaît.

«Le concept de ce projet-là, c'est d'éliminer la voiture le plus possible. Les gens vont habiter à l'endroit où ils peuvent magasiner, aller au restaurant, aller faire du jogging, du vélo, prendre un café, tout cela sera accessible ici. Tu laisses ta voiture à la maison, tu vas faire tes commissions et tu reviens à la maison», mentionne le directeur des Habitations Paris et frères, Denys Kane. Dans les maquettes préliminaires, souligne-t-on, un cinéma pourrait même s'implanter.

Les entrepreneurs estiment que la proximité des grands axes routiers est un élément attrayant qui pourrait attirer des familles provenant de l'extérieur de Trois-Rivières. Situé au carrefour de l'autoroute 40 et de l'autoroute 55, à quelques minutes de la rive sud, ce nouveau quartier attirera dans son giron, espère-t-on, monsieur et madame Tout-le-monde, familles, professionnels, comme personnes d'un certain âge.

«Tout est a proximité, il y aura des parcs, tout est accessible pour les enfants sur place», souligne Sébastien Paris, propriétaire deuxième génération des Habitations Paris et frères. Ce dernier ne cache pas son excitation de s'amuser dans un si vaste carré de sable pour y concrétiser pierre par pierre les rêves résidentiels qu'il caresse. Dans son ensemble, secteur résidentiel, unités commerciales, colisée, le District 55 nécessitera des investissements de 850 millions $.

Contrairement aux maisons jumelées, les condominiums, leur style, la hauteur des immeubles, les matériaux utilisés, ne sont pas encore couchés sur papier. Les entrepreneurs tablent toujours sur les premières esquisses, additionnant aux besoins du secteur leur créativité sans borne. «On est en période de création», souligne M. Kane. «C'est une période le fun pour nous autres. On travaille sur le côté visionnaire, une vision sur les dix prochaines années qu'on est en train de mettre sur papier», renchérit aussitôt David Paris, copropriétaire.

Un «beau grand terrain de jeu», en somme, pour ces «gars de la construction» qui souhaitent revenir sur place dans trente ans et présenter avec fierté à leurs petits-enfants ce quartier aux allures modernes, aux accents écologiques, soutenu par des considérations familiales. «Pour nous autres, entrepreneurs, c'est très excitant de voir un beau grand terrain de jeu comme ça», confirme Sébastien Paris.

Colisée, pas colisée?

La présence du colisée est une plus-value dans la vision globale du District 55. Une cerise sur le gâteau qui, dans la négative, n'altérera pas le goût de la pâtisserie.

«Pour nous, c'est tout l'avantage du monde que le colisée soit proche, le monde attirant le monde. Plus il y a d'engouement pour le projet, mieux c'est pour le commercial, pour le résidentiel. C'est un plus pour tout le monde. On aimerait qu'il s'implante, on souhaite qu'il s'implante, on croit qu'il va s'implanter», tranche Sébastien Paris. «Mais ce n'est pas la clef du succès. Si le colisée ne vient pas ici, ce n'est pas grave, on va mettre d'autre chose», renchérit le courtier immobilier Hugo Gaillardetz.

Pour l'heure, Jonathan Robin, du Groupe Robin, ne sait toujours pas si le colisée s'implantera au coeur de son projet de développement urbain. Chose certaine, plusieurs bannières commerciales languissent avec une ardente patience la décision de la Ville de Trois-Rivières pour faire leurs cartons.

« Il y a beaucoup de joueurs qui attendent la décision du colisée pour savoir quelle grandeur de commerce ils vont louer, ou tout simplement s'ils vont venir ou pas en fonction du colisée. D'ici septembre, on risque d'être branché, j'imagine», indique M. Robin, en ajoutant qu'une «grosse conférence de presse» sera organisée en septembre prochain pour lancer officiellement le projet du District 55. «On pourra alors annoncer les gens qui viennent.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer