La candidature d'Yvon Boivin soulève la controverse au Parti libéral

La candidature d'Yvon Boivin au sein de l'équipe... (Photo: Sylvain Mayer)

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La candidature d'Yvon Boivin au sein de l'équipe libérale fédérale a été accueillie par une démission en bloc des membres de l'Association régionale du parti.

Photo: Sylvain Mayer

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est un euphémisme de dire que la nomination d'Yvon Boivin dans l'équipe de Justin Trudeau soulève la controverse au sein même de l'équipe libérale. D'autant plus que la candidature de celui qui montera dans l'arène de la circonscription de Trois-Rivières aux prochaines élections fédérales s'est faite à l'insu de l'Association libérale fédérale de Trois-Rivières, mais en tout respect des nouvelles règles du PLC.

Apprenant cette nouvelle à la dernière minute, la quasi-totalité de l'exécutif de l'Association libérale de la cité de Laviolette a répondu par la bouche de ses canons en démissionnant.

À la tête des démissionnaires, le président André Aubert, un routard du Parti libéral qui compte plus de 30 ans de service. Car non seulement les membres de l'exécutif n'ont pas été informés de cette candidature, mais qui plus est ils n'ont pas été invités lors de l'annonce officielle faite par M. Boivin.

Ce dernier, qui s'est fait connaître publiquement via la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite qu'il présidait, a répliqué en assurant avoir respecté les différentes étapes du processus de mise en candidature.

«J'ai suivi la trousse à la lettre sur le site Internet. Il faut que tu fasses ça, ça, ça, tu as des gens à faire signer, des documents à envoyer, des examens à passer. Ce processus prouve que tout le monde peut se présenter sans savoir s'il y a des gens qui se présentent. Ensuite, toutes les personnes qui ont passé le processus peuvent se présenter à l'investiture, ensuite il y a un vote. Ça, c'est démocratique», estime M. Boivin, en ajoutant que rien dans la trousse de candidature oblige l'aspirant à soumettre son intérêt aux membres de son association régionale.

«Il semble que les gens de l'association libérale fédérale de Trois-Rivières aient mal compris le nouveau processus démocratique pour la sélection des candidats», signale pour sa part le candidat libéral dans Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne.

Le président du comité exécutif n'en veut pas à l'homme qui briguera un premier mandat à Trois-Rivières, mais plutôt au Parti libéral du Canada qui, littéralement, a coupé l'herbe sous le pied d'un autre candidat envisagé.

Sans le nommer, M. Aubert assure que ce dernier, un homme d'affaires actuellement directeur général d'une compagnie à Trois-Rivières, avocat de formation et diplômé de l'Université de Montréal et de Harvard, aurait été en mesure de donner les coudées franches aux autres aspirants sur la ligne de départ. «Il avait un bon background et un curriculum vitae admirable», assure M. Aubert. «J'avais averti Pablo Rodriguez [l'organisateur en chef du PLC au Québec] que j'avais un bon candidat pour Trois-Rivières.»

Dans le bateau libéral du comité exécutif trifluvien, il ne resterait plus que quelques bénévoles à la barre. Selon M. Boivin, le vice-président du comité exécutif lui aurait cependant assuré sa fidélité. 

Somme toute, M. Aubert s'est dit «déçu», mais surtout «choqué» par cette façon de faire. «J'ai été obligé d'appeler mon candidat pour lui dire: c'est trop tard, tu ne peux plus. J'ai passé pour un maillet», se désole M. Aubert, en s'excluant de facto de l'organisation libérale lors des élections du 19 octobre prochain.

«M. Boivin m'a téléphoné ce matin [vendredi]. C'est sûr qu'il n'a pas aimé ma décision, parce que je pense qu'il avait des attentes vis-à-vis moi pour prendre sa campagne, mais non. Moi, quand ça ne marche pas droit, c'est non.» 

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