Résidences pour aînés: les négociations s'en viennent

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Les négociations pour le renouvellement des conventions collectives de plusieurs résidences pour personnes âgées sont sur le point d'être lancées par la Fédération de la santé et des services sociaux, qui adopte cette fois la formule des négociations coordonnées dans le but d'améliorer substantiellement les conditions de travail des employés.

Cette fédération affiliée à la CSN représente les travailleurs de 76 résidences privées au Québec, dont deux en Mauricie et quatre au Centre-du-Québec. Quelque 43 syndicats sont regroupés dans cette négociation, question de se donner un rapport de force face à la partie patronale.

«Nos demandes sont une hausse salariale de 1,50 $ répartie sur trois ans, la création d'un comité de relations de travail et l'accès à de la formation. On veut que nos gens soient mieux formés. Et on veut une date d'échéance commune des conventions», explique Gilles Gagné, représentant du secteur des centres d'hébergement privés de la FSSS-CSN.

Selon le syndicat, le salaire moyen versé aux employés des résidences pour aînés dans la région est autour de 12 $ l'heure, qu'ils soient préposés, cuisiniers, infirmières auxiliaires ou responsables de l'entretien. Le syndicat reproche à plusieurs résidences d'utiliser les employés à toutes les sauces durant des quarts de travail coupés.

«Des employés, sans formation, prennent la température des résidents, prennent leur pression sans connaître le dossier de la personne, donnent des médicaments. On réclame de la formation et un salaire en fonction des responsabilités», ajoute Claude Audy, vice-président régional de la FSSS-CSN.

En cette période de resserrement budgétaire dans le système de santé, Loraine Dugas rappelle que le secteur des résidences privées devient de plus en plus sollicité. La première vice-présidente du Conseil central du Coeur-du-Québec de la CSN estime que les propriétaires doivent mieux traiter leur personnel.

«Le privé fait de l'argent. Il y a des gens qui paient jusqu'à 5000 $ par mois. Les propriétaires doivent donner des conditions de travail décentes, des salaires convenables et un lieu de travail sécuritaire. Et le gouvernement doit s'assurer qu'ils respectent les normes de sécurité et de qualité des soins.»

Le contrat de travail des 35 employés de la Résidence Le Duplessis du secteur Cap-de-la-Madeleine est le seul à être renouvelé parmi les deux résidences représentées par la CSN dans la région. Les négociations débuteront le 30 juin.

martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca

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