Yvon Boivin: de la pyrrhotite à la politique

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Yvon Boivin

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le fondateur et l'âme de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite, Yvon Boivin, a confirmé, mardi, qu'il quitte son poste de président de l'organisme et qu'il devient candidat à l'investiture du Parti libéral fédéral dans la circonscription de Trois-Rivières.

Celui qui était réputé pour avoir fait trembler les politiciens et les organismes de garantie de maisons neuves, au cours des six dernières années, en dénonçant constamment les difficultés et injustices subies par les victimes de la pyrrhotite, estime qu'il n'abandonne pas les victimes en se lançant dans la course en vue des prochaines élections fédérales.

«C'est simplement que j'ai décidé de m'impliquer dans un parti politique pour être directement sur place, pour prendre des actions politiques, des décisions publiques qui vont dans le sens de faire débloquer le dossier», dit-il.

Rappelons en effet que le gouvernement conservateur de Stephen Harper n'a jamais voulu accorder d'aide financière aux victimes de la pyrrhotite en Mauricie.

En se lançant sous la bannière libérale, «j'ai conclu que je pourrais dorénavant poursuivre de façon beaucoup plus efficace ma contribution communautaire, notamment dans le dossier de la pyrrhotite», dit-il.

Yvon Boivin estime que sa décision «n'affecte par ailleurs en rien le déroulement de la marche de solidarité du 30 mai» à laquelle il participera. Il indique que s'il avait attendu après la marche pour annoncer sa candidature, on aurait pu l'accuser d'avoir profité de cette visibilité.

M. Boivin était accompagné, hier, du candidat libéral fédéral dans Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne.

MM. Boivin et Champagne ont indiqué qu'ils seront à la marche du 30 mai sauf que M. Boivin y sera à titre de candidat.

Critiqué hier au sujet du moment qu'il a choisi pour faire cette annonce, Yvon Boivin a répondu: «la première journée que je pouvais l'annoncer, c'était aujourd'hui (hier). J'aurais pu attendre, aller à la marche puis l'annoncer dans un mois. Qu'est-ce que le monde aurait dit? Que je profite de la situation. J'aime mieux être transparent», dit-il. «J'ai préféré en faire l'annonce avant la marche pour que les gens sachent que la marche est organisée pour les victimes. Ce n'est pas une marche politique», dit-il.

M. Boivin raconte avoir décidé de faire le saut en politique lorsqu'il a été interpellé par François-Philippe Champagne lors d'une entrevue à la radio.

Après discussions avec lui, Yvon Boivin dit avoir pris le sujet en délibéré avec sa conjointe «et on en est venu à la conclusion que la meilleure façon pour moi de continuer à travailler activement pour faire avancer le dossier de la pyrrhotite, c'était en faisant le saut au niveau politique.»

Hier, en marge d'une conférence de presse qu'ils ont tenue après l'annonce de leur président, les membres de la Coalition confiaient que son départ, qu'ils n'ont appris officiellement que lundi, était un peu l'équivalent d'un deuil.

«Au lieu de passer par des intermédiaires, de quémander et que ça ne donne rien, là, avec François-Philippe, on va participer aux décisions, on va contribuer au dossier», dit-il.

Yvon Boivin reconnaît avoir été approché, dans le passé,

«par de nombreux partis. J'ai toujours refusé pour des considérations familiales, entre autres. Mais les choses évoluent dans la vie», dit-il.

«Je voulais être dans un parti qui me ressemble», dit-il.

«J'ai eu une très grande déception lorsque j'ai rencontré l'équipe du ministre conservateur (Pierre) Poilievre. Je fondais beaucoup d'espoir à ce qu'on puisse obtenir de l'aide gouvernementale. Et l'on s'est fait répondre que c'était un dossier de compétence provinciale», rappelle-t-il. «Je suis sorti déçu et je me suis demandé qu'est-ce qu'on peut faire d'autre? Ça aussi ça a joué dans la réflexion», dit-il.

Yvon Boivin a confiance que le PLC puisse faire débloquer de l'aide financière pour les victimes puisque c'est le même parti qui avait créé un fonds d'aide, au début des années 2000, pour les victimes de la pyrite dans la région de Montréal.

Après s'être battu pendant six ans pour aider les victimes de la pyrrhotite, Yvon Boivin a maintenant jusqu'au 22 juin pour mettre toutes ses énergies à convaincre les membres du PLC de le choisir comme candidat dans Trois-Rivières. Pour l'instant, il est toutefois le seul

en lice.

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