Le don de vie de Ginette Traversy

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Ginette Traversy a travaillé avec des hommes du village afin de dégager les décombres.

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(Trois-Rivières) Ginette Traversy est physiquement de retour du Népal, mais son coeur et son esprit sont demeurés avec sa deuxième famille, les habitants du petit village de Langol. Ceux-ci ont tout perdu dans le tremblement de terre du 25 avril dernier. Après plus de deux semaines passées sur le terrain à les aider, l'ambulancière paramédicale amasse maintenant des fonds pour retourner sur place et poursuivre son oeuvre.

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Les enfants du village de Langol sont déjà reconnaissants envers les Canadiens pour leur soutien. 

Celle que tous appellent Gigi est originaire de Sainte-Marie-de-Blandford, au Centre-du-Québec. Cette ambulancière paramédicale est également pompière, membre d'équipes de recherche et de sauvetage ainsi que formatrice en premiers soins. Ginette Traversy est une habituée du Népal. Elle s'y est rendue pour la première fois il y a quatre ans et depuis, elle y retourne chaque année.

«Je suis allée au Népal la première fois avec ma famille pour un voyage. Mais nous avons tellement bien été accueillis dans le village de Langol que j'y ai tissé des liens. Je suis tombée en amour avec le village. Je considère ses habitants comme ma propre famille», souligne la dame.

Lors de son premier voyage dans ce petit village de quelques centaines d'habitants situé au sud-ouest de la capitale Katmandou, un homme a interpellé Gigi pour lui dire qu'il aimerait ça, comme elle, «avoir le don de vie», en faisant référence à ses connaissances médicales.

«Je lui ai dit que ça s'apprenait, mais il m'a répondu non» et que son oncle était décédé la semaine d'avant après s'être étouffé en mangeant un oeuf dur», se souvient la dame. «J'étais tellement déçue et j'avais le coeur brisé.»

Le soir même, Ginette Traversy donnait une formation en secourisme à tous les membres de la famille de l'homme. «Il y avait tant à faire. L'année d'après, j'ai donné des formations dans les villages de la région. J'ai alors appris à connaître les Népalais beaucoup plus intimement.»

Lorsque la nouvelle du tremblement de terre est arrivée aux oreilles de Gigi, elle n'a pas hésité une seconde. Elle a rempli son sac à dos et a sauté dans le premier vol. Lorsqu'elle est arrivée au Népal, elle a été témoin d'une désolation sans nom.

«Je m'attendais à ce que des bâtiments soient effondrés, mais lorsque je suis arrivée à Langol, c'était de la poussière. Il y avait trente maisons avant, mais là, il n'y avait plus de murs, que de la poussière», témoigne Gigi. «C'était incroyable. Tu ne réalises pas vraiment ce qui se passe.»

Après le choc de la scène, Ginette Traversy a été confrontée à la misère de ses amis. Plusieurs avaient de grands besoins d'assistance médicale, alors que tout manquait. Devant l'absence d'intervention des organisations non gouvernementales dans la région où elle se trouvait, l'ambulancière paramédicale a pris en charge la coordination dans le village où elle était. Mobilisant les habitants, elle a par la suite organisé les tâches de nettoyage.

«Dès l'aube, on s'entraidait pour dégager les maisons, récupérer ce qu'on pouvait récupérer et trier les matériaux. Après quelques heures de travail, les villageois allaient travailler aux champs pour s'occuper des cultures.» Depuis son retour au Québec, Gigi a mis sur pied une campagne de sociofinancement afin d'amasser 35 000 $ afin de venir en aide à 35 familles sinistrées depuis le terrible tremblement de terre. Pour donner, il suffit de visiter www.gofundme.com/t7tqg8. Ginette Traversy soutient que la totalité des dons servira à aider les familles du village.

Avec la mousson qui arrive à grands pas, les besoins sont immenses. Les tentes ne peuvent tenir le coup devant les semaines de fortes pluies qui attendent le Népal.

«Je suis satisfaite de ce que j'ai fait sur place, mais je ne pouvais plus aller plus loin. Je me concentre maintenant sur la collecte de fonds», affirme-t-elle.

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