Comsep récolte plus de 26 500 $ lors de sa collecte

Au coin des rues des Prairies et Frontenac,... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Au coin des rues des Prairies et Frontenac, Eugène Turcotte a fait un don à l'un des 150 bénévoles de Comsep, ici Yvon Demontigny.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Aux recettes amassés jeudi lors d'un dîner-spaghetti, qui a permis à l'organisme Comsep d'engranger 8500 $, il faut additionner les 26 569 $ ramassés vendredi. Plus de 150 bénévoles se sont ainsi postés à sept points stratégiques à travers la ville pour solliciter la générosité des citoyens. Un appel à la solidarité qui a été entendu.

L'acharnement de l'équipe de travail et des membres, additionné à la noblesse de coeur de la population, auront porté leurs fruits, en somme, offrant à l'organisme d'aide un second souffle inespéré. L'orage du déficit de 47 000 $ inscrit dans les colonnes de l'année financière 2014-2015, déficit inhérent aux restrictions budgétaires gouvernementales, faisait craindre le pire. Réduction de services, fermeture de postes, tous les scénarios avaient été envisagés et retournés sur eux-mêmes non sans une dose de crainte et une tonne de tristesse.

Comme le nuage de l'austérité s'est momentanément dissipé au-dessus de la Maison de la solidarité de la rue Saint-François-Xavier, la coordonnatrice de Comsep, Sylvie Tardif, rayonnait de satisfaction, vendredi, pour ne pas dire d'euphorie.

«La population nous a dit qu'elle nous appuyait et qu'elle était solidaire avec ce que Comsep vivait. Pour nous c'est extraordinaire. Elle nous a donné une claque dans le dos et nous a demandé de continuer. Ça fait énormément de bien», se réjouit Mme Tardif, en avouant que l'objectif de départ était de 15 000 $.

«Une des forces de Comsep est sa capacité à mobiliser les gens dans un but commun. L'équipe a réussi une fois de plus à relever le défi», renchérit Marie-Josée Tardif, coordonnatrice adjointe.

Le beau temps après la tempête, donc? Certes non. Des décisions difficiles devront être prises pour assurer la pérennité de l'organisme à court, moyen et long terme. L'équipe de direction a maintenant un an pour mettre en branle des solutions permanentes, parfois difficiles, pour pallier une problématique de financement public qui pourrait également s'avérer permanente. Dès lundi, la coordonnatrice tablera avec le comité exécutif, puis le conseil d'administration, sur des moyens d'action qui leur permettront de faire encore plus avec encore moins.

«On coupe des services, on coupe des activités, on va probablement couper des heures», laisse tomber Mme Tardif, dénonçant du même souffle que les plus pauvres feront, une fois de plus, les frais des décisions gouvernementales.

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